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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

 rublon1  Le Père Victor RUBLON
né le 12 juillet 1903 à Bais
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 29 juillet 1925
prêtre le 29 juin 1930
décédé le 17 décembre 1986
 

1930-1935 missionnaie en Egypte
1935-1936 Pont-Rousseau, professeur
1936-1937 Le Rozay
1937-1949 missionnaire au Dahomey, Djougou
1949-1951 Paris, procure, malade
1951-1958 missionnaire au Dahomey, Tchaourou
1958-1959 Paris, aide procureur, puis Ave
1960-1968 Lyon, procure
1968-1969 La Croix-Valmer, procure
1969-1975 Lyon, 150, vice supérieur et hôtelier
1975-1986 Marcillé-Robert, retiré

décédé à La Guerche, France, le 17 décembre 1986,
à l'âge de 83 ans

Le père Victor RUBLON (1903 - 1986)

Victor Rublon est né le 12 juillet 1903 à Bais, en Ille-et-Vilaine. Ses parents n’ont que deux garçons. Son père, charpentier, meurt assez tôt et sa mère, devenue veuve, vit chez son fils à Bais. Voulant devenir missionnaire, Victor entre au noviciat des Missions Africaines en octobre 1923. Il devient membre de la SMA le 29 juillet 1925, puis rejoint le grand séminaire de Lyon pour ses études de théologie. Après son service militaire, il retrouve le 150 et est ordonné prêtre le 29 juin 1930.

Le père Rublon est alors affecté en Egypte pour être professeur au collège Saint-Louis de Tanta. Il y restera 5 ans. Revenu en congé en juillet 1935, il trouve son frère atteint par la tuberculose : il ne peut plus travailler et faire vivre la maman. Le père Rublon demande une aide financière à la province, pour quelques mois, afin d’aider sa famille à surmonter cette épreuve difficile.

Il est alors nommé professeur à Pont-Rousseau pour la rentrée scolaire de 1935. Cela lui permet d’être assez proche de sa famille. Se sentant mal à l’aise au bout de quelques mois, il est nommé, en juillet 1936, au noviciat des frères à Offémont dans l’Oise avant de rejoindre Le Rozay, dans la région lyonnaise. Au cours de cette année, ses problèmes de famille s’améliorant, il demande à partir en Afrique de l’Ouest.

En juillet 1937, il est nommé pour le Dahomey. Il rejoint d’abord la mission d’Athiémé, avant d’être affecté à Kandi en 1938. Suite à une maladie, il revient en France en 1942. Il ne retournera au Dahomey qu’en 1945 pour fonder la mission de Djougou. C’est durant cette période qu’une petite anecdote le rendra célèbre. Il fera pousser sa voiture, de Djougou à Parakou, soit sur près de 130 km, pour la faire réparer.

De nouveau malade, le père Rublon revient en France en 1949. Souffrant de fortes douleurs à l’estomac, il doit prolonger son congé et est affecté à la procure de Paris. Totalement guéri, il est mis, en 1951, à la disposition de monseigneur Faroud pour la préfecture apostolique de Parakou, nouvellement érigée. Celui-ci lui demande d’ouvrir la mission de Tchaourou à 50 km au sud de Parakou. Il va y travailler pendant 8 ans. En juin 1958, il rentre en congé, de nouveau malade. Une nouvelle fois, il est nommé à la procure de Paris pour se soigner plus facilement. On lui demande, un peu plus tard, de se mettre au service de la maison d’Ave en Belgique. Il n’y restera que quelques mois, se plaignant d’être désœuvré et de n’avoir que quelques services à rendre à la paroisse.

En réalité, le père Rublon est gravement malade. Il doit descendre rapidement à Lyon pour y subir une opération chirurgicale, et c’est là que l’on découvre qu’il souffre aussi de la maladie du sommeil. Bien soigné et rétabli, il est nommé pour travailler à la procure du grand séminaire de Lyon.

En 1968, on lui demande d’être procureur à La Croix-Valmer. Mais le climat ne lui convient pas du tout. C’est pourquoi, en 1969, il revient à Lyon pour s’occuper de l’Echo, la revue de la province. Il devient vice-supérieur du 150, avec la charge d’hôtelier et le service des confrères malades.

En 1974, le père Rublon semble vieilli et nerveux. Il cherche à quitter le 150 pour trouver une aumônerie dans sa Bretagne natale. En attendant, il accepte d’aider à la maison de Chamalières, puis à celle de Saint-Briac, près de Dinard. Il finit par se retirer, non loin de chez lui, dans une maison de retraite à Marcillé-Robert, à 45 km de Rennes. Dans cette maison, il est considéré comme l’aumônier. La directrice de l’établissement, les infirmières et les pensionnaires apprécient sa présence. Il rend aussi quelques services aux prêtres de la région pour la prédication et les confessions.

Le 22 juin 1980, le père Rublon célèbre ses 50 ans de sacerdoce dans l’église de Bais, son village natal, à 20 km de Marcillé. Le 30 décembre 1985, il se fracture le col du fémur. Il est hospitalisé à Rennes puis, à partir de février 1986, à la Guerche-de-Bretagne. Très vite, son état de santé se détériore. C’est à l’hôpital qu’il meurt, dix mois plus tard, le 17 décembre 1986, à l’âge de 83 ans.