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Société des Missions Africaines – Province de Lyon

 caer  Le Père Jean-Louis CAËR
né le 29 janvier 1910 à Plabennec
dans le diocèse de Quimper et Léon (France)
membre de la SMA le 28 juillet 1929
prêtre le 6 janvier 1934
décédé le 30 décembre 1946
 

1934-1936 études universitaires à Rome,
licence de théologie
1936-1942 Lyon 150, professeur
1942-1945 aumônier
1945-1946 missionnaire au Dahomey

décédé au Rozay, France, le 30 décembre 1946,
à l’âge de 36 ans

 

Le père Jean-Louis CAER (1901 - 1946)

 

Au Rozay, à côté de Lyon, le 30 décembre 1946, retour à Dieu du père Jean-Louis Caër, à l'âge de 36 ans.

Jean-Louis Caër naquit à Plabennec, dans le diocèse de Quimper, en 1910. Il fit ses études dans les maisons de la Société. Il fit le serment en 1929 et fut ordonné prêtre en 1934. Au séminaire, il se révèle comme un caractère énergique et un "bûcheur". Il passe deux ans à Rome et présente à l'Angelicum une brillante thèse de théologie positive. Le nouveau docteur est nommé professeur de dogme à Lyon.

Travailleur infatigable, intelligence brillante, sûr de lui-même, il donne à ses élèves une impression de sécurité. Tempérament fort et entier, il s'engage à fond. On ne le voit jamais sans travail et il n'est pas capable de se donner du bon temps. Son ascèse c'est le travail. Aussi, il a une profonde influence, en donnant à tous l'exemple du travail, et du travail consciencieux, sans perdre une minute. Il passe ses récréation à remettre en ordre la bibliothèque et édite la "Retraite Missionnaire" de Mgr de Brésillac.

Mais, pour soutenir ce travail acharné, la nourriture de ce temps de restriction ne peut suffire et il tombe malade en 1942. Après quelques mois de sana, on le trouve au Rozay, où il se repose en travaillant, car il ne sait pas rester inactif et ne veut pas être malade. Au Rozay, il transcrit les Mémoires de notre fondateur. Le père Caër passe ensuite une année comme aumônier à Vénissieux, et comme les conférences aux religieuses ne lui suffisent pas, il prépare une licence en droit canon.

Se sentant beaucoup mieux, le père Caër obtient de partir pour le Dahomey. Il y arrive en juin 1945. Vicaire à Abomey, il se met de suite à l'œuvre et particulièrement à celle de l'école. Il s'y attelle avec une intelligence, un esprit de clarté, d'ordre et de méthode, qui émerveille Mgr Steinmetz, curé d'Abomey en raison de la guerre.

L'amour des Noirs, qu'il avait puisé à bonne source dans les écrits de Mgr de Brésillac, fut une des caractéristiques de sa grande âme. Cet amour, aussi profond que sage et éclairé, voulait comprendre et se faire comprendre pour "élever". Comme le père Aupiais, il sut rechercher toutes les ressources de l'âme de ses gens.

Le mal le reprend. Il devient professeur au séminaire, puis c'est le rapatriement après 11 mois de séjour. En partant, le père Caër laisse une œuvre: un bulletin catholique de doctrine et d'information, "la Croix au Dahomey", dont le premier numéro parut en janvier 1946.

Le père Caër revint au Rozay, où il reprend ses études sur notre fondateur. Son grand désir était de partir à Rome en janvier 1947 pour y rechercher, dans les archives de la Propagande, des écrits inédits de Mgr de Brésillac, et c'est pour cela qu'il avait demandé à quelques séminaristes du 150 de solliciter sa guérison par l'entremise de Mgr de Brésillac. Le Seigneur en a jugé autrement.

Il aima beaucoup le grand séminaire et grande fut sa joie, quand le père provincial lui promit de transporter son corps au 150 après sa mort. Il aima ses confrères, il aima les missions, la Société, il aima tout particulièrement notre fondateur et ne perdit aucune occasion de publier des articles sur ces sujets qu'il avait tant à cœur. Admirons en ce père, disparu trop rapidement, sa ténacité au travail et son amour vrai des missions, de la Société et de notre fondateur. Au sujet de ce dernier, il écrit: "Il faut surtout le faire connaître de ses enfants spirituels eux-mêmes, pour qu'ils s'inspirent de lui dans leur conduite apostolique et même dans leur vie intérieure. Nous pouvons trouver chez lui tout ce qu'il faut pour une solide spiritualité, adaptée aux conditions d'apostolat.