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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

 massiot  Le Père Adrien MASSIOT
né le 1er janvier 1889 à Poligné
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 7 juin 1913
prêtre le 21 novembre 1915
décédé le 30 décembre 1967

1913-1935 missionnaire en Egypte
1936-1937 Chamalières, professeur
1937-1940 Baudonne, supérieur
1940-1947 Martigné-Ferchaud
1947-1957 Rezé, procure
1957-1967 Rezé, retiré
Croix du combattant 1914-1918
Médaille de la Grande Guerre
Médaille interalliée
décédé à Nantes, France, le 30 décembre 1967,
à l'âge de 79 ans

 

Le père Adrien MASSIOT (1889 - 1967)

Adrien Massiot est né le 1er janvier 1889 à Poligné, en Ille-et-Vilaine. Il fait ses études primaires chez les Frères, à Rennes, puis entre au petit séminaire de Pont-Rousseau en 1901. Il rejoint Chanly en 1908. De 1909 à 1911, il fait son service militaire à Vitré, en Bretagne. En 1911, il entre au 150, à Lyon. Il y écrit de nombreux articles dans "Frères d’armes" sur des sujets divers : la vie des soldats, les évènements locaux, le sacre de monseigneur Moury, le décès de monseigneur Pellet. Il sait raconter avec beaucoup d’esprit ce qu’il voit et ce qu’il vit.

Devenu membre de la SMA le 7 juin 1913, il est ordonné sous-diacre en juin 1914. Mais la guerre éclate, et il est de nouveau mobilisé pour 5 ans. Il fait l’expérience des tranchées du Nord, dans la boue, le froid, la neige. En 1915, le voilà sergent, toujours en ligne, sous les bombes. En septembre, il est blessé en Champagne. Pour son courage, il obtiendra plusieurs décorations.

Le 6 novembre 1915, le sergent Massiot reçoit le diaconat, puis, le 21 novembre, il est ordonné prêtre, bénéficiant d’une permission exceptionnelle de dix jours pour son mariage avec l’Eglise. Il rejoint son régiment. Réformé temporaire en 1917, il est de nouveau jugé apte au service en 1918. Il sera démobilisé en 1919.

Son rêve missionnaire se réalise en 1919. Mis à la disposition du vicariat apostolique du Delta du Nil, il s’embarque pour l’Egypte, où il travaille à Tanta, à Héliopolis et à Choubra. Mais, en 1935, le Père doit rentrer, malade, avec des ennuis cardiaques. En 1936-1937, il enseigne à Chamalières, tout en se reposant et se soignant.

En 1937, il remplace le père Aupiais à Baudonne où il enseigne, fait creuser un puits, refait le calvaire. En 1940, le Père Castanchoa, basque, lui succède, tandis que le père Massiot est nommé directeur spirituel de 35 novices à Martigné-Ferchaud. Il y restera jusqu’en 1945, date à laquelle le noviciat retourne à Chanly, en Belgique.

En 1947, il est affecté à la procure de Pont-Rousseau où il restera plus de vingt ans, assurant l’humble travail de procure auprès des bienfaiteurs. Il sort souvent dans le quartier des Naudières pour y visiter des voisins, des amis et les réconforter. C’est là qu’il célèbrera son jubilé d’or le 21 novembre 1965.
Les derniers mois de sa vie furent des mois de très dures souffrances. En 1966, le Père sortait très peu, les angines de poitrine se succédaient avec des spasmes douloureux qui paralysaient les bras, les épaules et le côté gauche.

Le vendredi 29 décembre 1967, il célèbre la messe dans la matinée, et circule un peu dans la maison. Mais le soir débute une crise violente. Le père Durif lui administre le sacrement des malades et le viatique. Le médecin le fait hospitaliser, car les piqûres restent sans effet. Aux urgences, il est sous perfusion, mais la crise persiste. Dans la soirée du 30 décembre 1967, le père succombe à un collapsus, le cœur ayant lâché. Il est resté conscient jusqu’au bout. Il allait atteindre l’âge de 78 ans.

Ses obsèques se déroulèrent dans la chapelle de Pont-Rousseau, avec une nombreuse assistance d’amis et de voisins que le père Massiot aimait visiter.