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Société des Missions Africaines – Province de Lyon

BLANDIN Georges né le 16 avril 1920 à Poligné
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 14 septembre 1945
prêtre le 9 février 1947
décédé le 26 octobre 1958

1947-1952 missionnaire à Abidjan, Côte-d'Ivoire
1952-1958 hospitalisé

décédé à Pierre-Bénite, France, le 26 octobre 1958, 
à l’âge de 38 ans


Le père Georges BLANDIN (1920 - 1958)

A Pierre-Bénite (Rhône), à l'hôpital, le 26 octobre 1958, retour à Dieu du père Georges Blandin, à l'âge de 38 ans.

Georges Blandin naquit à Poligné, dans le diocèse de Rennes, en 1920. Il fit ses études classiques et un an de grand séminaire dans son diocèse de Rennes. En 1944, il arrivait à Lyon, faisait le serment l'année suivante et était ordonné prêtre en 1947.

Envoyé au vicariat d'Abidjan, son séjour en mission fut court. Il travailla à Abidjan, puis à Abengourou. Directeur de l'école, il avait aussi la charge de quelques villages. Dans ses tournées, aux récréations, pendant ses moments libres, on ne le voyait jamais sans son appareil photographique ou sa caméra. Il était doué de sens artistique et il rêvait de faire connaître l'Afrique et nos missions par l'image.

Le Seigneur l'arrêta. Rapatrié d'urgence en 1952, il fut admis à l'hôpital; les médecins, qui n'épargnèrent pas leur peine, durent finalement s'avouer impuissants, tant les ravages de la tuberculose étaient grands. Le père étonnera tout son monde; c'était un mourant qui refusait de mourir, à croire que la volonté suppléait à la santé défaillante. Cela devait durer six ans avec les alternances de haut et de bas, d'améliorations et de rechutes.

Le père Blandin, Geo pour les intimes, parfaitement lucide, ne se faisait pas illusion. Il se préparait à la mort, mais il savait utiliser chaque jour ce qui lui restait de force et de vie. Il écrivait, s'astreignant à un apostolat par la plume qui a porté bien des fruits. Les dernières années du père furent un long et dur calvaire, mais un calvaire qu'il sut, aidé par la grâce, gravir dans la foi, l'abandon à Dieu, mieux encore dans la générosité du sacrifice accepté et offert en vue de buts bien précis, qu'il savait varier et qui restèrent un secret entre lui et Dieu.

"Quelle différence y a-t-il entre vie éternelle et vie spirituelle, sinon ce saut qu'on appelle la mort et qui n'est pas catastrophe, puisque nous en avons besoin pour vivre en plénitude. A noter que la mort n'est triomphale qu'après la mort à soi-même, tous les jours, et au péché: ceci pour ne pas rêver." (Père Blandin)