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Société des Missions Africaines – Province de Strasbourg

brungard antoine né le 15 septembre 1897 à Ueberstrass
dans le diocèse de Strasbourg, France
membre de la SMA le 31 octobre 1919
prêtre le 9 juillet 1922
décédé le 13 janvier 1961

1922-1923 Pont-Rousseau, professeur

1923-1929 missionnaire au Bénin
1930-1961 missionnaire au Togo

décédé à Ueberstrass, France, le 13 janvier 1961,
à l’âge de 64 ans


Le père Antoine BRUNGARD (1897 - 1961)

A Ueberstrass (Haut-Rhin), le 13 janvier 1961, retour à Dieu du père Antoine Brungard, à l'âge de 63 ans.

Antoine Brungard naquit à Ueberstrass, dans le diocèse de Strasbourg, en 1897. Il fit ses études à Andlau, Keer, Pont-Rousseau et Lyon. Il fit le serment en 1919 et fut ordonné prêtre en 1922. Après un an de professorat à Pont-Rousseau, le père Brungard partit pour le vicariat de la Côte du Bénin.

Missionnaire à Akuré et à Ado-Ekiti, il s'appropria toutes les finesses de la langue yoruba. En 1929, le père Brungard rentre en France pour refaire sa santé et rend service dans les maisons de formation en Alsace. En 1930, le père prenait le chemin du vicariat du Togo. Il insista auprès de Mgr Cessou pour être envoyé dans le Nord. Il a ainsi sauvé de l'islamisme toute une région du Togo-Nord, celle des Cabrais-Losso, y fondant quatre stations principales. Il va y passer 30 ans. C'est un acte de charité qui est à l'origine de cette mission: des soins donnés à une vieille dame de Yadé. Les témoins du dévouement du père Brungard voulurent en savoir plus long sur les raisons de cette charité. Ce furent les premières conversions.

Homme simple, dur pour lui-même, compréhensif et charitable pour ses confrères, le père Brungard a sacrifié sa vie pour la conversion d'un peuple. Il a sanctifié un pays par son action missionnaire. A pied, à vélo ou en moto, il a parcouru toute la région, y créant de nombreuses stations secondaires à côté des principales. Il était connu et aimé de tous. Il a suscité les premières vocations sacerdotales et religieuses du Togo-Nord. Il est vraiment le "missionnaire" dans le sens le plus fort.

Les séminaristes de Sokodé écrivaient au père Provincial: "Nous avons emporté de notre père bien-aimé la vision de l'apôtre qui s'est fait tout à tous, dans une obéissance totale, une piété captivante, une charité étonnante. Il ne nous appartient pas de faire l'éloge de notre père pour le moment. Chaque chose en son temps. Mais permettez-nous de vous dire que Dieu s'est plû à réaliser dans l'humble père Brungard la totalité des grâces que, chaque soir, nous demandons pour nos missionnaires: «généreux et ardents, pleins de foi, d'humilité et d'abnégation, vivant pour Dieu, avec Dieu et en Dieu...» Sur 8 grands séminaristes, 7 viennent des stations du père Brungard. Le diocèse de Sokodé compte 4 prêtres et 6 religieuses: tous viennent des missions du père Brungard".

Amaigri, méconnaissable, usé, après 15 jours d'hospitalisation à Lomé, le 11 décembre 1960, le père Brungard rentrait en France. Un mois après, le Seigneur le rappelait pour lui donner sa récompense.