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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

 pichon  Le Père Henri PICHON
né le 28 août 1898 à Lapte
dans le diocèse du Puy, France
membre de la SMA le 26 juin 1924
prêtre le 3 juillet 1927
décédé le 8 décembre 1976
 

1927-1933 missionnaire au Dahomey
1966-1964 recruteur
1934-1939 missionnaire au Dahomey
1939-1941 Chamalières
1941-1946 missionnaire au Dahomey
1946-1956 Pont-Rousseau, Martigné, Lyon
Sainte-Foy, Chaponost
1956-1959 Tullins, (sœurs nda)
1959-1972 Baudonne
1972-1976 La Croix-Valmer, retiré

décédé à Saint-Tropez, France, le 8 décembre 1976,
à l'âge de 78 ans

Le père Henri PICHON (1898 - 1976)

Henri Pichon est né le 28 août 1898 à Lapte, près d’Yssingeaux, en Haute-Loire. Il aura 1 sœur et 2 frères. Il suit ses études primaires dans son village natal et ses études secondaires au petit séminaire d’Yssingeaux. En 1920, il rejoint le grand séminaire de Chartres pour la philosophie et entre au noviciat de Chanly, en 1922. Il est admis au grand séminaire sma de Lyon et prononce son serment, le 26 juin 1924. Il sera ordonné prêtre, le 3 juillet 1927.

Le père Chabert l’affecte au Dahomey, et monseigneur Steinmetz le nomme à Porto-Novo. A cette époque, la mission est grande et il s’occupera particulièrement de la station de Pobè devenue aujourd’hui paroisse. Il découvre l’Islam, très présent dans la région, et la religion traditionnelle. Il sent le besoin de construire une chapelle pour que la communauté chrétienne puisse se rassembler et, pour cela, il mobilise les chrétiens.

Rentré en congé en 1933, il est chargé de faire connaître l'œuvre de nos missions dans les diocèses du Centre : le Puy, Saint-Flour, Viviers et Mende, avec mission de recruter des vocations de séminaristes et de frères. Il demande à Lyon qu’on lui fournisse du matériel. C’est avec « l’Echo des Missions Africaines » qu’il prendra contact avec les curés.

Dès 1934, le père Pichon insiste sur son retour au Dahomey. Le provincial accède à sa demande et l’autorise à repartir. Il est affecté à la paroisse Notre-Dame de Cotonou, puis, de nouveau, à Porto-Novo. En 1939, il est nommé à Chamalières où il va demeurer deux ans.

En 1941, il retrouve le Dahomey et il est nommé à Dassa-Zoumé. Là encore, la paroisse est vaste, puisque les villages de Pira et de Manigri sont des stations secondaires. Mais le père Pichon se trouve bien dans cette région qui accueille avec joie l’Evangile. Dans son courrier, il parle de nombreux baptêmes d’adultes et d’une population très dynamique. En 1944, il rejoint Porto-Novo.

Il rentre en France en 1946. Le Conseil provincial l’affecte d’abord à Pont-Rousseau, pour enseigner en classe de sixième, puis à Martigné-Ferchaud où il restera trois ans. En 1950, il est affecté à Lyon, au service de la propagande, auprès du père Étrillard.

En 1952, il est nommé directeur spirituel des frères à Sainte-Foy et, en 1954, directeur spirituel au séminaire des vocations tardives, à Martigné-Ferchaud. En 1955, on lui confie la procure du petit séminaire de Chaponost. L’année suivante, il est aumônier des sœurs nda, à Tullins, où il œuvrera durant trois ans, jusqu’en 1959.

Enfin, en 1960, il est affecté au petit séminaire de Baudonne, sous la direction du père Castanchoa : il y travaille à la procure, et le provincial, le père Falcon, lui est reconnaissant du grand et bon service qu’il y rend. Son séjour à Baudonne durera jusqu’en 1972, date à laquelle, il sollicite de prendre sa retraite à La Croix-Valmer, auprès de monseigneur Boucheix et des «anciens». Sa demande est agréée.

A La Croix-Valmer, les années s’écoulent sereinement. Il parle longuement de ses souvenirs du Dahomey. C’est le repos, l’offrande du soir dans la prière et la méditation sur Saint-Paul et Saint-Jean.

En novembre 1976, on doit l’hospitaliser à la clinique de Saint-Tropez : il est en partie paralysé. Le père Cossé, avec qui il a tant échangé sur les faits d’armes de la grande guerre, lui donne le sacrement des malades. Le 8 décembre, en la fête de l’Immaculée et de la fondation de la S.M.A., il rejoint le Seigneur. C’était un sincère et brave prêtre qui aimait sa fonction, écrit un ami. Il est inhumé à La Croix-Valmer.

Avec un ardent désir de servir la mission en Afrique et en France, il a accepté docilement les postes qui lui furent confiés et qu’il exerça de son mieux, selon ses capacités et ses vertus.