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Société des Missions Africaines – Province de Lyon

né le 29 octobre 1873 à Andouillé-Neuville
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 24 septembre 1896
prêtre le 18 juillet 1897
décédé le 20 mars 1937

1897-1937 missionnaire au Dahomey
Athiémé, Lokossa
1914-1918 mobilisé comme infirmier
1918-1937 missionnaire au Dahomey
Athiémé, Ouidah, Cotonou
décédé à Cotonou, Dahomey, le 20 mars 1937,
à l’âge de 64 ans

Le père Toussaint JOLIF (1873 - 1937)

A Cotonou (Dahomey), le 20 mars 1937, retour à Dieu du père Toussaint Jolif, surnommé le "vainqueur d'Athiémé", à l'âge de 64 ans.

Né dans le diocèse de Rennes en 1873, après ses études secondaires à Richelieu, Toussaint Jolif arrivait au grand séminaire de Choubrah en 1893. Il fit le serment en 1896 et fut ordonné prêtre en juillet 1897. Il partit peu après pour la préfecture du Dahomey, où il devait travailler durant 40 ans. "Tout jeune, 25 ans, petit de taille, figure sympathique encadrée dans une magnifique barbe qu'on ne vit jamais négligée, jambes courtes, n'empêchant pas de faire de longues marches à pied, tempérament doux et calme, comme le roseau, il pliera mais ne se cassera pas." (père Pélofy)

Les premières années qui suivirent la fondation d'Athiémé, 9 pères moururent. Le père Jolif, lui, vaincra le soleil, l'humidité et les difficultés de toutes sortes; il fondera Athiémé et des stations secondaires, en particulier Lokossa.

Après la guerre où il fut mobilisé comme sergent infirmier à Rennes, le père Jolif retrouva Athiémé. Zélé, il menait bien sa mission où il visitait ses gens très fréquemment; il était toujours bon pour eux et surtout connaissait la langue locale, le mina ou gengbé. Après son séjour en France, en 1924, le père laissera Athiémé à des confrères plus jeunes. Il se dévoua alors à Ouidah, faisant deux intérims à Agoué et Grand-Popo.

En 1931, le père Toussaint faisait son dernier voyage en France, auprès de son frère, directeur spirituel à Pont-Rousseau et de sa sœur, à Rennes. Revenu au Dahomey, il se dévoua à Cotonou au service des Minas, très nombreux dans cette ville. Il mourut la veille de revenir en congé.