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Société des Missions Africaines

LAFITTE Irenee né le 28 juin 1837 à Grenade sur l’Adour
dans le diocèse d’Aire et Dax, France
admis dans la SMA le 28 février 1860
prêtre le 30 mars 1961
décédé le 9 avril 1901

1861-1864 missionnaire au Dahomey
Grand-Popo, Petit-Popo, Agoué
1864-1865 Espagne
1865-1901 Monget et Brodères, diocèse d’Aire et Dax

décédé à Bordères, France, le 9 avril 1901,
à l’âge de 64 ans


Le père Irénée LAFITTE (1837 - 1901)

A Bordères (Landes), dans la nuit du 9 au 10 avril 1901, retour à Dieu du père Irénée Lafitte, à l'âge de 64 ans.

Irénée Lafitte naquit à Grenade, dans le diocèse d'Aire et Dax, en 1837. Il commença sa théologie dans son diocèse et passa un an aux Missions Etrangères. En février 1860, il arrivait à Lyon où il fut ordonné prêtre le 30 mars 1861. En août, après avoir fait sa "résolution solennelle", le père Lafitte partait pour le Dahomey. Il y arriva le 21 septembre et fut chargé bientôt de la question matérielle et de l'économat.

Homme très doué et actif, le père Lafitte manquait de pondération. Il entreprit plusieurs voyages; il est le premier missionnaire à avoir visité la région des "Popos" (1862). Il visita Grand-Popo, Agoué et Petit-Popo (Anécho), célébrant la messe et administrant les sacrements pour les quelques chrétiens "brésiliens". Il essaya aussi de ramener la paix dans les villages. En 1863, le père Lafitte, allant vers l'est, visita Porto-Novo, Lagos, Palmas et Epé.

Voyages longs et pénibles, climat, mauvaise nourriture ont épuisé les forces du père Lafitte qui semble ne s'être jamais bien acclimaté. En raison de sa position vis-à-vis du père Planque, il est rappelé par la Propagande après trois ans de séjour. En juillet 1864, il est en Espagne et fait tout ce qu'il peut pour rester dans la Société, mais le cardinal Barnabò semble avoir été inflexible. Il quitte alors la Société et, après un bon repos, prend du ministère dans son diocèse. Il fut curé de Monget de 1866 à 1870, puis curé de Bordères de 1870 à sa mort.

Il se dévoua sans compter au service de ses paroissiens. Il était très estimé de ses confrères des paroisses voisines. Ces derniers aimaient à venir à Bordères écouter le père Lafitte parler de ses années passées en Guinée. Il avait transformé son presbytère en musée africain; cela lui rappelait sa vocation.

Nature essentiellement personnelle, il cherchait au milieu des Bordériens, sur les bords de l'Adour, la tranquillité et l'isolement. Il écrivit deux volumes: "Le Dahomey, Souvenirs de voyage et de mission" (1876) et "Le pays des Nègres et la Côte des Esclaves" (1881).

Le père Lafitte mourut d'une attaque d'apoplexie dans son presbytère, à son retour d'Aire où son confesseur l'avait absout et béni.