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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

CUQ Desire né le 24 février 1914 à Fréjairolles
dans le diocèse d'Albi, France
membre de la SMA le 24 juillet 1934
prêtre le 3 juillet 1938
décédé le 12 avril 1977

1938-1939 Le Rozay
1939-1946 Pont-Rousseau, professeur
1946-1949 Chamalières, supérieur
1949-1958 missionnaire dans le diocèse de Parakou (Dahomey)
1958-1968 Lyon, vice provincial
1968-1977 Paris, Crillon, supérieur

décédé à Paris, France, le 12 avril 1977,
à l'âge de 63 ans


Le père Désiré CUQ (1914 - 1977)

Désiré Cuq naît le 24 février 1914 à Fréjairolles, dans le Tarn. Ses parents sont cultivateurs, métayers. Il a un frère et trois sœurs. Il va à l’école primaire communale de Fréjairolles jusqu’à 11 ans puis, en 1925, entre au petit séminaire du diocèse d’Albi. En 1932, il est admis au noviciat des Missions Africaines à Chanly, en Belgique. Il y reste deux années et devient membre de la société des Missions Africaines, le 24 juillet 1934.

Le 25 septembre de la même année, il entre au grand séminaire de Lyon, fait un court passage à la caserne, d’avril à juillet 1935. En juin 1937, sa santé n’est pas des meilleures. Il doit accepter un repos complet. Hospitalisé, il ne peut terminer ses études normalement. On obtient, toutefois, qu’il soit ordonné prêtre, le 3 juillet 1938.

L’année 1938-1939, il la passe en repos au Rozay, tout en se faisant soigner à Pollionnay où il subit un pneumothorax. Il retrouve sa santé et, en septembre 1939, il est nommé professeur de philosophie au séminaire de Pont-Rousseau où il restera jusqu’en 1946 ; à cette date, il est nommé supérieur du petit séminaire de Chamalières, bien qu’il ait demandé, avec insistance, à partir en Afrique. Pendant son séjour à Chamalières, en plus de son travail, il prépare et réussit une licence de philosophie.

Le 13 juin 1949, il demande, de nouveau, à partir en Afrique et, le 3 août, cela lui est accordé : il est affecté à Parakou, au nord du Dahomey. D’abord vicaire, puis curé et vicaire délégué du préfet apostolique, il se donne à fond à son travail, faisant preuve de beaucoup d’initiative. C’est lui qui a créé la première école catholique de garçons reconnue au nord-Dahomey, ainsi que le foyer Saint-Paul, imposant centre culturel. C’est lui aussi qui construira la cathédrale actuelle, édifice de 50 mètres sur 20.

En 1956, les Missions Africaines le présentent, avec deux autres confrères, au choix de Rome pour la nomination du nouveau préfet apostolique de Parakou. Son nom n’est pas retenu. En 1958, l’Assemblée provinciale des Missions Africaines va le choisir comme vice-Provincial pour un mandat de 10 ans. Pendant ces années, il portera un souci particulier aux séminaristes soldats. Une nouvelle fois, en 1963, il sera parmi les 3 personnes présentées pour le futur diocèse de Natitingou.

Le père fête ses 25 ans de sacerdoce à Lyon, en juillet 1963. A cette occasion, le provincial le remercie de sa fraternelle et délicate collaboration.. En 1968, l’Assemblée provinciale se réunit et libère le père de sa charge de vice-provincial. Le nouveau conseil provincial se propose de le nommer supérieur de la procure de Paris. Le père réagit et demande qu’on ne l’envoie pas à Paris à cause des craintes que j’éprouve pour mes poumons , dit-il. Puis il ajoute : Mais si vous confirmez mon affectation à Paris, il est bien entendu qu’elle est ‘ad experimentum’ pour un an. Finalement la nomination est faite pour Paris, et le père y restera neuf ans, jusqu’à son décès.

La tâche est rude dans cette maison dont le rôle premier est celui de procure au service de la Province ; elle est aussi une maison d’accueil pour les nombreux passages de confrères, de prêtres et d’évêques africains. Elle assure de nombreux services concernant les voyages, les commandes de livres et autres achats très divers. Il n’est pas facile d’assurer et de maintenir l’unité et la vie de famille dans la communauté, au milieu de gens qui ont parfois des réactions difficiles. Mais le père y arrive et confirme la bonne ambiance qui règne dans la maison.

Le lundi 10 avril 1977, à 2 heures du matin, il appelle à l’aide, il est transporté aussitôt à l’hôpital de la Pitié où il reçoit des soins pour un infarctus étendu. Le mardi matin il reçoit le sacrement des malades et l’Eucharistie. Le mercredi 12 avril, il meurt dans l’après-midi.

Son corps est aussitôt transporté chez l’une de ses sœurs, à Marsac-sur-Tarn, près d’Albi, où les funérailles sont célébrées en présence d’une assistance nombreuse, d’une vingtaine de prêtres des environs et de plusieurs confrères sma.