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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

OLIVE Clovis né le 18 février 1876 à Avranches
dans le diocèse de Coutances, France
membre de la SMA le 16 mai 1896
prêtre le 18 décembre 1898
décédé le 18 avril 1952

1898-1933 missionnaire en Egypte
Zeitoun et Tanta
1934-1937 Chanly, directeur spirituel
1937-1952 Martigné-Ferchaud, professeur

décédé à Laval, France, le 18 avril 1952,
à l'âge de 76 ans


Le père Clovis OLIVE (1876 - 1952)

A Laval, le 18 avril 1952, retour à Dieu du père Clovis Olive, à l'âge de 76 ans.

Clovis Olive naquit dans le diocèse de Coutances en 1876. Il commença ses études dans son diocèse et entra aux Missions Africaines en 1895. Ayant achevé sa théologie à Choubrah, en Egypte, il fut ordonné prêtre en 1898. Il resta missionnaire en Egypte jusqu'en 1933. Il fut professeur à Zeitoun et Tanta. Grand travailleur, il ne cessera jamais de s'instruire. Homme de grande piété, homme de devoir, méthodique et précis, "horloge vivante", il sera un conseiller souvent consulté. Effacé, il eut horreur des responsabilités, bien qu'il fût de taille à les porter. Après une année passée à Lyon, il devenait en 1934 directeur spirituel à Chanly. Professeur à Martigné, aux vocations tardives, en 1937, il y restera jusqu'à sa mort, sauf l'année 1945-1946 qu'il passera à Chanly. Pendant le séjour du noviciat à Martigné, il y reprendra la direction spirituelle. Atteint d'une jaunisse infectieuse, provoquée par une tumeur au foie, le père Olive fut transporté à l'hôpital de Laval, près de sa sœur, et y mourut quelques jours plus tard.


Voici une lettre qui mérite de rester dans les archives. Elle est écrite par le père Clovis Olive des Missions Africaines (1876-1952), ancien missionnaire en Egypte et qui fut par la suite directeur spirituel à Chanly, puis professeur à Martigné-Ferchaud. Cette lettre a été écrite en allemand. Une copie de cette lettre et la traduction ci-dessous nous ont été transmises par l'un des fils de Monsieur Tivoli (l'un de ses 7 enfants). Nous savons simplement que la famille a été libérée, sans pouvoir assurer que c'est sur l'intervention du père Olive, et que ce dernier n'a pas été interné à la place de la famille.


Société des Missions Africaines
Province de Lyon
Noviciat colonial de Martigné-Ferchaud
Ille et Vilaine
Le 8 octobre 1942


La famille TIVOLI pour qui j'ai un profond intérêt et qui était domiciliée à Soulaire (Maine et Loire) a été conduite entre le 27 et le 28 août 1942 à Drancy. Elle se compose de deux parents et de 7 enfants dont le plus âgé a 14 ans et le plus jeune 18 mois.

Monsieur et Madame Tivoli, qui ont auparavant vécu en Egypte, où j'ai fait leur connaissance, se sont convertis au catholicisme en 1928. Cette conversion, dictée par aucun intérêt, fut pour eux la source de nombreux ennuis, si bien qu'il y a douze ans, ils ont dû déménager en France.

Ingénieur agronome, Monsieur Tivoli s'est toujours intéressé à l'agriculture seulement. Les renseignements que la préfecture d'Angers pourrait vous fournir à son sujet, lui seraient sans doute favorables. Au demeurant, son expulsion a été ajournée à la fois en raison de sa profession et en raison des services qu'il a rendus à sa communauté.

J'ajoute à cela le fait que son frère aîné est tombé pendant la première guerre mondiale et que son second frère est décédé d'une infirmité contractée au front. Lui-même, à cette période, n'était pas en âge de se battre. Son père, président de la chambre de commerce d'Alexandrie, jouissait d'une grande estime.

Il serait peut-être difficile d'obtenir une simple libération. Si je demandais celle-ci, par contre, pour le prix de mon internement à la place de mon ami, ma demande aurait peut-être plus de perspective de succès. Si vous même n'êtes pas en mesure de prendre une décision, vous serait-il possible de transférer ma requête aux autorités compétentes ?

En cas de besoin, ma requête pourrait bénéficier du soutien de son éminence le cardinal Suhard, que je connais personnellement.

J'ai été infirmier de 1914 à 1916 et j'ai pris soin à Mayenne (ambulance de Saint-Martin) des blessés allemands qui, au moment de dire adieu, m'ont fait part de leur gratitude.

Si j'évoque cette période, c'est uniquement dans l'espoir de donner à ma requête plus de chances d'un aboutissement.

En vous priant de bien vouloir excuser ce qui, dans ma requête, vous paraîtrait déplacé ou audacieux, je vous prie d'agréer mon dévouement.

C. Olive, prêtre des Missions Africaines de Lyon.

P.S. Au cas où je recevrais une réponse positive, j'aurais besoin avant mon départ, bien sûr, d'obtenir l'autorisation de mon supérieur, que je demanderai sans tarder et dont je suis certain que je l'obtiendrai sans problème.