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Société des Missions Africaines – Province de Strasbourg

FREYBURGER Louis né le 30 avril 1875 à Wettolsheim
dans le diocèse de Strasbourg, France
membre de la SMA le 29 novembre 1895
prêtre le 24 juillet 1898
décédé le 19 avril 1949

1898-1902 Clermont, professeur
1902-1938 missionnaire au Nigeria
1938-1940 Vigneulles, directeur spirituel
1940-1945 Norroy, France
1946-1949 Sokodé, Togo

décédé à Sokodé, Togo, le 19 avril 1949,
à l’âge de 74 ans


Le père Louis FREYBURGER (1875 - 1949)

A Sokodé (Togo), le 19 avril 1949, retour à Dieu du père Louis Freyburger, à l'âge de 74 ans.

Louis Freyburger était né dans le diocèse de Strasbourg en 1875. Après ses études à Richelieu, il entrait à Lyon en 1894, faisait le serment l'année suivante et était ordonné prêtre en 1898. Après quelques années de professorat à Richelieu, il partait pour le vicariat de la Côte du Bénin en 1902. C'est dans cette mission qu'il passa la plus longue partie de sa vie. Il travailla en particulier comme supérieur d'Oshogbo, comme visiteur en 1919 et comme vicaire délégué de Mgr O'Rourke de 1929 à 1934. Confrère aimable et sociable, il eut une forte influence sur les âmes par son bon cœur. Certains lui ont reproché son trop grand optimisme par rapport aux personnes et à leurs intentions. Retenons sa grande bonté et le bon travail qu'elle lui a permis de faire.

Au moment de ses congés, le père Freyburger était souvent retenu comme professeur. Les anciens de Bischwiller aiment à se rappeler, paraît-il, ses classes d'algèbre, scandées par des "stop your nonsense" aussi fameux que les légendaires "ite missa est". En 1938, le père Freyburger rentrait en Alsace, où il fut d'abord directeur spirituel à Vigneulles; puis il remplit diverses fonctions dans le ministère pendant la guerre.

L'esprit missionnaire du père Freyburger devra être à jamais célébré dans la province de l'Est et dans toute la Société, pour son départ volontaire à plus de 70 ans, en 1946, vers la difficile mission de Sokodé. Trois traits de sa physionomie spirituelle sont à relever:

- sa charité, se traduisant en gestes de bonté délicate: argent offert à un séminariste pauvre pour l'aider à passer des vacances plus agréables, cadeaux utiles et agréables à ses confrères, catéchistes et familles chrétiennes (crucifix, missels, etc.);

- son goût pour l'étude, sa curiosité intellectuelle en tous les domaines, scientifique, théologique, biblique...

- sa piété très tendre; sa curiosité intellectuelle était dominée par des soucis religieux et apologétiques; elles portait en particulier sur la Bible. En réponse à une explication sur le parallèle entre Eve et Marie, il écrit le 28 février 1949: "Je vous remercie de votre mot sur notre maman du ciel. C'était pour moi comme une douce caresse. Nous avons grand besoin des caresses de notre maman pour ne pas nous décourager dans le travail des âmes."

Le Seigneur paracheva la sanctification de son missionnaire par un terrible cancer à l'estomac. Le père alla jusqu'au bout de ses forces. Le 4 mars, il écrivait: "L'estomac fait des siennes, mais je puis encore travailler."