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Société des Missions Africaines – Province de Lyon

MATHIVET Alphonse né le 23 octobre 1866 à Cistrières
dans le diocèse du Puy
membre de la SMA le 17 décembre 1886
prêtre le 14 juillet 1889
décédé le 5 mai 1934

1889-1891 Richelieu, professeur
1891-1892 Pont-Rousseau, professeur
1892-1904 Richelieu, professeur
1904-1920 Keer, supérieur
1920-1929 Lyon, 150, supérieur
1929-1931 Chamalières, supérieur
1927-1931, conseiller provincial
1931-1934 Lyon, économe général

décédé à Lyon, France, le 5 mai 1934
à l’âge de 68 ans


Le père Alphonse MATHIVET (1866 - 1934)

A Lyon, le 5 mai 1934, retour à Dieu du père Alphonse Mathivet, à l'âge de 68 ans.

Alphonse Mathivet naquit à Cistrières, dans le diocèse du Puy, en 1866. A 16 ans, à la suite d'une mission prêchée par deux pères sma, il entra à Richelieu, où il fut reçu par celui dont il sera pendant 35 ans le dévoué collaborateur, le père Desribes. C'étaient les temps héroïques: pour vivre, le pères Desribes a lancé une ferme et le jeune Mathivet est appelé à la diriger. Malgré tout le travail que la ferme réclame, Alphonse est toujours en tête de sa classe. Déjà on reconnaît en lui ses qualités maîtresses: obéissance, application au travail, sens du sérieux. En 1885, il arrive à Lyon, fait le serment en 1886 et est ordonné prêtre en 1889.

Craignant pour sa santé, ses supérieurs décidèrent que le père Mathivet resterait en Europe. C'est un dur sacrifice pour celui qui ne tend que vers l'Afrique. Professeur à Richelieu, puis à Pont-Rousseau en 1891, il revient à Richelieu comme directeur en 1892. Le père Mathivet est tout à la jeunesse qui lui est confiée. Il met en œuvre son sens pratique d'organisation et devient le bras droit du père Desribes. Ce dernier parlera du père Mathivet comme d'un "homme de devoir qui ne recula jamais devant le sacrifice". En 1904, il faut quitter Richelieu pour Keer en Hollande, et le père Mathivet est supérieur de Keer jusqu'en 1920, exerçant une influence efficace sur des centaines de jeunes. Le père Desribes était tranquille, sa maison était en bonnes mains.

Pendant la guerre de 1914-1918, le père Mathivet put rester en contact avec les mobilisés, grâce à la "Voix Fraternelle", trait d'union des Alsaciens des Missions Africaines.

En 1920, le père Mathivet dut accepter, par pure obéissance, le supériorat du grand séminaire de Lyon. Il y fut un modèle de régularité pendant 9 ans. Sa bonté, sa patience, sa discrétion conquirent le cœur de tous. "Evidemment, Messieurs, disait-il en lecture spirituelle, je ne vous apprend rien de neuf, vous le savez bien, vous le savez aussi bien que moi, nous somme ici-bas pour accomplir la volonté de Dieu."

Conseiller provincial en 1927, il partait comme supérieur de Chamalières en 1929. C'est lui qui fit construire les bâtiments neufs. En 1931, le père Mathivet devenait économe général, charge qui lui attira l'estime de tous ses confrères. La maladie et la mort, à la suite d'une grave opération ne lui permirent pas d'occuper cette charge pendant bien longtemps.

Il fut inhumé dans son village natal, en même temps que son frère aîné décédé 48 heures après lui.