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Société des Missions Africaines

VIGNA Albert né le 11 avril 1873 aux Hopitaux-Neufs
dans le diocèse de Besançon, France
membre de la SMA en 1894
prêtre en juillet 1895
décédé le 17 mai 1899

1995-1998 Pont-Rousseau, professeur
1898-1899 missionnaire en Côte-d'Ivoire
Grand-Bassam

décédé à Grand-Bassam, Côte-d'Ivoire, le 17 mai 1899,
à l'âge de 26 ans


Le père Albert VIGNA (1873 - 1899)

Albert Vigna est né aux Hôpitaux Neufs dans le Doubs le 11 avril 1873, fils de Martin et de Maria Decaroli. Sa famille étant d’origine italienne, il fait ses études à Ivréa. Il entre aux Missions Africaines en 1889. Son père, entrepreneur de travaux publics décède avant son serment, la famille se retrouve sans revenu avec cinq enfants en bas âge. Albert hésite et demande à ses supérieurs s’il pourra venir en aide à sa famille après son ordination. Il est ordonné prêtre en décembre 1895. Il n’a que 22 ans, mais le Père Planque, Supérieur Général des Missions Africaines, avait demandé à Rome une dispense d’ordination de 21 mois, afin de couvrir le besoin de missionnaires sur la côte ouest de l’Afrique : « Il est sérieux », écrit-il, « et avons lieu de croire qu’il rendra de bons services ». Dès son ordination, il rejoint le petit séminaire des Missions Africaines aux Naudières, à Pont-Rousseau où il est professeur. En septembre 1898, il part pour la Préfecture de la Côte-d’Ivoire, précisément à Grand Bassam sur la côte. Il y meurt de la fièvre jaune, quelques mois plus tard le 17 mai 1899.

Le 29 mai 1899, le Père Planque écrit au Cardinal Préfet de la Propagande : « Je ne puis m’empêcher de communiquer à votre éminence la tristesse dans laquelle me jettent les nouvelles que je reçois de nos missions en Guinée ». Il annonçait la mort des Pères Ray, Vigna, Teyssier, Pellet et de Soeur Damien, victimes de la fièvre jaune en Côte-d’Ivoire, du Père Lang en Côte-de-l’Or (Ghana) et du Père Mollier au Dahomey et il ajoutait : « Veuillez prier, Éminence pour que le Bon Dieu laisse à nos missions le personnel dont elles ont tant besoin »

Le Père Planque ignorait encore que l’administration avait ordonné de brûler la mission de Bassam, considérée comme un foyer de contagion.