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Société des Missions Africaines

PELLET Etienne né le 9 février 1856 à Ste-Anne d'Estrablin
dans le diocèse de Grenoble
membre de la SMA en 1883
prêtre le 29 avril 1884
décédé le 24 mai 1899

1884-1890 Bugedo, Espagne
1890-1892 Clermont
1892-1893 Marseille
1894 missionnaire à Samos
1895 Sassenage
1896-1897 missionnaire à Samos
1897-1899 missionnaire en Côte-d'Ivoire

décédé à Grand-Bassam, Côte-d'Ivoire, le 24 mai 1899,
à l'âge de 43 ans


Le père Etienne PELLET (1856 - 1899)

A Grand-Bassam (Côte-d'Ivoire), le 24 mai 1899, retour à Dieu du père Etienne Pellet, à l'âge de 43 ans.

Etienne, frère aîné de Mgr Paul Pellet, naquit à Sainte-Anne d'Estrablin, commune de Chantonnay, dans le diocèse de Grenoble, en 1856. Il commença ses études dans son diocèse et, déjà sous-diacre, entrait aux Missions Africaines en 1882. Il fut ordonné prêtre en 1884. Peu après, le père partait pour l'école apostolique de Bugedo, en Espagne. Après les vacances de 1889, il y retournait à contrecœur, car il était chargé de liquider la situation assez pénible. En juillet 1890, il avait achevé son pénible travail. Sous-procureur à Clermont, procureur à Marseille (fondateur de la procure?) et à Lyon, il est ensuite nommé à Samos, puis à Sassenage, dans l'Isère, et de nouveau à Samos.

Le père Planque faisait souvent appel à lui pour régler ou lancer des affaires. Mais depuis son ordination, il ne demandait qu'à partir en mission. Il fut enfin exaucé en septembre 1897 et il s'embarqua pour la préfecture de Côte-d'Ivoire. "Il faut bien souffrir quelque chose, autrement on ne serait pas africain," écrit-il au père Planque peu après son arrivée en Côte-d'Ivoire. Le père Pellet devenait supérieur intérimaire de la mission après la mort du préfet apostolique, Mgr Mathieu Ray, le 13 mai 1899. On était en pleine épidémie de fièvre jaune. Le père invita les sœurs à chercher refuge à Memni. Le 17 mai, le gouvernement ordonnait de brûler la mission de Grand-Bassam, considérée comme foyer d'infection.

Ce fut une véritable catastrophe, car cette maison était aussi procure et contenait tout le ravitaillement de la préfecture. Le feu était déjà mis que le père Pellet s'attarde encore dans la maison pour essayer de sauver ce qu'il peut. C'est par la force qu'il faut le sortir de la maison en flammes. Avec ses compagnons, les pères de Chazotte et Vigna, il prend le chemin de l'hôpital. Le père Vigna meurt en cours de route. Le père de Chazotte est assez fort pour rejoindre le 22 mai ses autres confrères à Bonoua, mais le père Pellet est trop faible. Son état empire et il meurt seul, à l'hôpital de Grand-Bassam dans la nuit du 23 au 24 mai, "heureux d'aller rejoindre au ciel ceux auxquels il n'avait pu trouver la force de survivre."