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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

MEY Albert né le 18 novembre 1900 à Saint-Etienne
dans le diocèse de Saint-Etienne, France
membre de la SMA le 27 septembre 1925
prêtre le 22 décembre 1923
décédé le 26 mai 1981

1925-1926 Offémont, professeur
1926-1927 missionnaire au Delta du Nil
1927-1934 Pont-Rousseau, professeur
1934-1937 Saint-Priest, professeur
1937-1941 Martigné-Ferchaud, professeur
1946-1948 Ave, Belgique
1948-1954 Sainte-Foy
1954-1969 Marino, Italie, aumônier des sœurs nda
1969-1970 Chamalières
1970-1981 La Croix, puis Montferrier, retiré

décédé à Montferrier, France, le 26 mai 1981,
à l'âge de 80 ans


Le père Albert MEY (1900 - 1981)

Albert Mey est né le 18 novembre 1900 à Saint-Etienne. Il fait ses études secondaires à Saint-Etienne et à Charly. Puis il poursuit ses études de philosophie (1918-1920) et de théologie (1920-1923) au grand séminaire du diocèse de Lyon à Francheville. Il est ordonné diacre le 29 juin 1923, prêtre le 22 décembre 1923.

Il demande à entrer aux Missions Africaines, mais l'archevêque de Lyon lui demande de faire une année d'enseignement à l'école cléricale de la Guillotière, avant de lui donner son "exeat". Il effectue son "année de probation" aux Missions Africaines, en enseignant à Saint-Priest. Il prononce son engagement aux Missions Africaines le 27 septembre 1925.

Il est aussitôt envoyé à Offémont, où il enseigne la rhétorique (français, latin, grec) en classe de 1ère. De 1926 à 1927, il est en Egypte, à Héliopolis, où il est organiste. Des problèmes de santé l'obligent à rentrer en France très rapidement. Cette courte présence en Egypte constituera l'unique année de sa vie qu'il va passer en Afrique.

Il est alors affecté au petit séminaire de Pont-Rousseau. Il y est titulaire de la classe de quatrième et enseigne le français-latin-grec, ainsi que le dessin, les sciences, l’anglais et l’instruction religieuse. Il est aussi organiste. L'enseignement, c'est sa vie. Dans une lettre du 15 mai 1929, il écrit : L'émulation, que tous les professeurs désirent, s'est installée dans ma classe, à la grande joie des élèves et du maître. Et il intercède pour qu'on introduise la grammaire latine et les exercices latins de Petitmangin, qui sont nettement supérieurs à ceux dont on se sert alors. En mai 1931, sa classe de quatrième compte quatorze élèves : Je crois qu'ils font tout ce qu'ils peuvent. Entre eux et moi, il y a parfaite entente.

De 1934 à 1937, il enseigne au petit séminaire des vocations tardives de Saint-Priest (Isère). Il y regrette le petit nombre des élèves : Je ne puis pas m'habituer à faire la classe à un, trois, cinq élèves au plus. Pendant dix ans, j'ai eu des classes d'une vingtaine d'élèves, classes pleines de jeunesse, de vie, d'émulation. J'aime les classes de grammaire. Je m'y étais spécialisé un peu, surtout dans le grec. Ne pourriez-vous pas me trouver, n'importe où, une de ces classes ? Il occupe ses loisirs forcés en donnant de nombreuses leçons particulières de piano, latin et grec aux jeunes gens et jeunes filles des collèges des alentours.

De 1937 à 1940, il enseigne au « noviciat colonial des frères des Missions Africaines » à Martigné-Ferchaud. Attiré par la vie de trappiste, il fait, de temps à autre, une retraite à l'abbaye de la Meilleraye. En 1941, il obtient l'autorisation d'y commencer le noviciat où il espère continuer à œuvrer pour les Missions Africaines par la prière et la mortification (lettre du 29 juillet 1941). Mais au bout de quelques mois, il doit renoncer : Ce genre de vie, que j'aime pourtant et qui reste à mes yeux l'idéal de la vie religieuse, est au-dessus de mes forces. Je redoutais un peu, avant d'entrer au monastère, ces longs offices où l'on est toujours debout ou à genoux… J'ai peut-être trop présumé de mes forces (lettre du 6 décembre 1941).

En février 1942, il est professeur à Baudonne. Bien sûr, il aime le professorat. Il écrit : ici les enfants sont bien gentils, mais plus pénibles que les grands à qui j'étais habitué depuis une dizaine d'années. Il demande donc une place de professeur dans une autre maison, abritant une section des grands. Je trouverais là une atmosphère plus calme (lettre du 15 février 1942). Le Conseil provincial l'affecte alors à Ave, en Belgique, où le supérieur d'alors, le père Raingeard, cherchait un professeur pour les hautes classes. Il va y demeurer de 1943 à 1948. En 1948, il est affecté au noviciat des frères, à Sainte-Foy.

En 1954, l'aumônier des sœurs de Notre-Dame des Apôtres à Marino, près de Rome, décède. Le père Mey est envoyé pour le remplacer. A côté de son ministère de prêtre, il trouve vite le moyen de se rendre utile en donnant des leçons de grammaire et de piano ! Il va y passer quatorze ans. En 1968, il écrit : Ma santé ne me permet plus de remplir au mieux mes obligations à Marino. Je me rends compte que je ne suis plus l'homme qu'il faut dans une institution comme celle-ci. Il demande à être envoyé à la maison de retraite de La Croix-Valmer. Mais le Conseil provincial lui explique pourquoi il ne peut pas le satisfaire dans l'immédiat et l'affecte à Chamalières. Il accueille cette nomination qui va lui permettre d'aider les novices italiens peu habitués au français et de donner des leçons de piano ou d'harmonium à ceux qui ont le "bernoccolo della musica" (lettre du 28 mai 1969).

Le 13 juillet 1970, le provincial peut enfin l'affecter à La Croix-Valmer où il va se trouver très heureux. Chaque année, de 1973 à 1978, pendant l'été, il se rend à Marino et assure l'intérim de l'aumônier qui prend alors ses congés. En 1979, les confrères retraités à La Croix-Valmer sont transférés dans la nouvelle maison de retraite que la SMA vient de faire construire à Montferrier-sur-Lez, en banlieue de Montpellier. C'est là que le père Mey termine sa vie, le 26 mai 1981.