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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

 evain jean  Le Père Jean EVAIN
né le 22 septembre 1924 à Missillac
dans le diocèse de Nantes, France
membre de la SMA le 27 octobre 1947
prêtre le 6 juillet 1950
décédé le 18 décembre 1986
 

1951-1963 missionnaire en Côte-d'Ivoire, M’Bahiokro
Ouellé, Tiébissou, Béoumi
1963-1964 aumônier des sœurs nda à Vénissieux
1964-1966 Chamalières, aide économe
1967-1968 La Croix-Valmer ; procureur
1968-1970 Chaponost, aide procureur
1971-1972 diocèse d’Angoulême, en paroisse
1972-1979 Baudonne, procureur
1979-1980 Montferrier, aide économe
1980-1986 Rezé

décédé à Nantes, France, le 18 décembre 1986,
à l'âge de 62 ans

Le Père Jean EVAIN (1924 - 1986)

Jean Evain et Joseph, son frère jumeau, naissent le 22 septembre 1924 à Missillac en Loire-Atlantique, à 12 kilomètres de La Roche-Bernard. Ils ont deux sœurs. Durant leur adolescence, ils deviennent orphelins : leur papa meurt en 1939 des suites de blessures de la guerre 1914-1918, et leur maman le suit en 1942. Leur tante, mademoiselle Marie Evain devient leur tutrice.

Jean fréquente l'école catholique de Missillac puis, avec son frère Joseph, il entre au petit séminaire des Missions Africaines à Pont-Rousseau. Toujours avec son frère, en octobre 1945, il entre au noviciat des Missions Africaines à Chanly (Belgique). Puis au grand séminaire de Lyon, en octobre 1947. Les supérieurs obtiennent de Rome la permission que les deux frères soient ordonnés prêtres en fin de 3e année de théologie, en même temps que Raymond Evain et Jean Gougeon, puisque tous les 4 sont enfants de la même paroisse. Ils sont donc ordonnés prêtres dans leur paroisse de Missillac, le jeudi 6 juillet 1950.

Jean termine sa dernière année de théologie et reçoit sa nomination pour la Côte- d'Ivoire. Il y reste 12 ans, d'abord vicaire à M'Bahiakro, puis à Ouéllé en 1955, à Tiébissou en 1958, à Béoumi en 1962. A cette époque, il écrit : Chez les Baoulés du diocèse de Bouaké, ce sont les missionnaires qui manquent. Tous les jours, on nous demande d'aller dans de nouveaux villages et nous ne pouvons pas, car nous avons déjà trop de travail ! Il y a des villages où je n'ose pas aller par peur de ne pas pouvoir répondre à l'appel des païens.

Mais, sans cesse malade, en 1963, Jean doit rentrer définitivement en France pour se soigner. Après un temps de repos, il est nommé aumônier des sœurs Notre-Dame des apôtres à Vénissieux. Puis il rejoint Chamalières pour 3 ans : il aide à l'économat de la maison et fait un peu de ministère.

Toujours malade, il part un an à La Croix-Valmer (Var) dans la maison de repos des Missions Africaines. II rejoint ensuite la maison de Chaponost, près de Lyon, comme aide procureur, fonction qu'il exerce pendant 2 ans, de 1968 à 1970. A sa demande d'un ministère paroissial, début 1971, le diocèse d'Angoulême l'accueille au secteur de La Rochefoucaud. Là, il trouve beaucoup de joie dans la vie d'équipe, les diverses activités qu'il accomplit, et apprécie la bonne ambiance de simplicité et de mise en commun dans le travail.
Mais, tombant de nouveau malade, il doit s'arrêter et se reposer au "150" à Lyon. En 1973, il se retrouve dans la maison de Baudonne (diocèse de Dax). Il y restera 6 ans, assurant une présence missionnaire dans les "foires-expositions", tout en rendant service dans plusieurs paroisses.

Le 22 août 1974, il perd Joseph, son frère jumeau. A cette occasion, il écrit au père provincial : Je vous remercie de votre sympathie et surtout de vos prières. Joseph a surpris toute la famille. Et personne encore n'a entièrement réalisé ! Que la volonté de Dieu soit faîte, bien sûr, mais ce n'est pas aussi facile à vivre qu'à dire. Car mon frère et moi, nous nous aimions bien. Et, j'en mesure maintenant l'absence.

Jean a été très affecté par le départ de son frère jumeau. Il souffre de spasmes à la poitrine, il devient nerveux et émotif. Tous, cependant, apprécient sa gentillesse et sa serviabilité, mais sa santé se fragilise.

C'est à Baudonne, près de Bayonne, qu'il célèbre, le 24 juin 1975, ses noces d'argent sacerdotales, en toute simplicité, et selon son désir de façon seulement privée. En 1979, il est nommé à Montferrier, dans le diocèse de Montpellier, mais il ne s'y plaît pas. Alors, il est nommé à Rezé : Là, il travaille au service de la procure et à l'entretien du jardin, sous la direction du père Marguerie.

En février 1986, sa santé se dégrade encore davantage, et on découvre un cancer. Il commence des séances de chimiothérapie. En septembre de la même année, il est hospitalisé à Nantes. Le cancer semble stabilisé, mais la paralysie gagne bras et jambes. Fin novembre, il est transporté à la maison diocésaine de retraite, Notre-Dame de Lorette, où il s'est éteint le 18 décembre 1986, à l'âge de 62 ans. Ses funérailles eurent lieu à Missillac, son village. Il est enterré dans le caveau familial.

Sœur Marthe, qui a suivi le père Jean Evain durant ses dernières semaines sur terre, écrit le 15 janvier 1987 : Le cheminement qu'il a fait, jour après jour, pour aller à la rencontre du Seigneur, a été pour nous très édifiant. Son regard scrutateur nous révélait, à certains moments, une souffrance morale qu'il ne pouvait exprimer.