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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

  né le 8 janvier 1907 à Bais
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 29 juillet 1928
prêtre le 8 janvier 1933
décédé le 29 mai 1977 

1933-1935 Chamalières
1935-1946 missionnaire en Egypte
1946-1954 Martigné-Ferchaud
1954-1955 missionnaire en Egypte
1956-1958 Martigné-Ferchaud
1958-1969 Saint-Genis-Laval (Rhône), aumônier
1969-1975 Mamers (Sarthe), aumônier
1975-1977 Lampaul-Guimiliau (Finistère)

décédé à Lampaul Guimiliau, France, le 29 mai 1977,
à l'âge de 69 ans

Le père François PELTIER (1907 - 1977)

François Peltier naît le 8 janvier 1907 à Bais, diocèse de Rennes, près de Vitré, de famille modeste. Sa santé est déficiente. Il entre d’abord au petit séminaire diocésain de Châteaugiron de 1921 à 1926, puis il rejoint les Missions Africaines à Chanly, en Belgique. Le 29 juillet 1928, il devient membre de la SMA. Puis, il rejoint le grand séminaire de Lyon et, le 8 janvier 1933, il est ordonné prêtre, le jour même de ses 26 ans.

Il est d’abord nommé au petit séminaire de Chamalières. En 1935, le père reçoit sa nomination pour l’Egypte. Il embarque à Marseille et s’installe à Zagazig, pour travailler à la paroisse et à l’école.

En 1939, le père Hubert, visiteur, signale qu’il est quelque peu cassant avec les frères, les parents, les paroissiens ; bon professeur, très apprécié pour son enseignement, il ne maîtrise pas la discipline dans l’école. Le père Peltier revient en France en juin 1939.

La guerre débute cette année-là. Versé au service auxiliaire en Syrie, il est réformé et nommé supérieur de Zagazig et directeur des écoles en 1941 ; il s’y dévoue jusqu’en 1946, date à laquelle il rentre en congé, sa santé s’étant dégradée. Il souhaite ne plus retourner en Egypte. Le Conseil l’affecte, pour enseigner, à Martigné-Ferchaud, où il exerce jusqu’en 1954.

A cette date, le Conseil provincial le met, de nouveau, à la disposition du vicariat d’Héliopolis en Egypte ; il est nommé à Zeitoun. Mais sa santé ne tient pas. Il rentre malade en 1955 et se repose, assez longuement, en France jusqu’à une nomination à Martigné-Ferchaud.

En 1958, il est affecté à la maison-mère des frères Maristes à Saint-Genis-Laval, près de Lyon et de Chaponost. Le père s’y plaît parmi les jeunes durant 11 ans mais, en 1969, le juvénat ferme ses portes.

En août 1969, le père Grenot présente la candidature du père comme aumônier de l’institution Saint-Paul à Mamers, dans la Sarthe. Cela est agréé par l’évêque du Mans et le supérieur de la maison. Il donne dix heures de catéchèse par semaine, assure des réunions, les messes de semaine et du dimanche. Il y a 590 élèves et 35 professeurs ; la discipline y est sévère. La santé du père est satisfaisante, grâce au climat sarthois.

En 1971, quelques ennuis de santé, dont une opération de la cataracte, l’obligent à deux mois d’arrêt et à un séjour assez long en clinique à Nantes. En 1972, malgré quelques accrocs de santé, le père continue son activité, apprécié par le supérieur et les élèves.

En 1975, sa santé se dégrade sérieusement : angine de poitrine, bronchites, congestion pulmonaire, d’où hospitalisation et danger de contagion au collège. La fatigue s’amplifie. Vu son état de santé, le père est contraint de renoncer à continuer son travail au collège.

Peu à peu la santé s’améliore. Après un séjour de repos dans sa famille, il est accueilli chez les prêtres de Saint-Jacques d’Haïti à Lampaul-Guimiliau où il se trouve très heureux, car il reçoit des soins appropriés pour ses nombreuses misères physiques. Sa vie se déroule dans le calme et la joie, malgré la maladie qui persiste.

En février 1977, il fait un séjour en clinique. Alors qu’il est en convalescence, il s’éteint dans la nuit du 27 au 28 mai.

Le 31 mai 1977, les obsèques ont lieu chez les pères de Saint-Jacques en présence de six pères et frères de Rezé. L’abbé Jean Denoual, grand ami du père, prononce l’homélie, soulignant que le père avait vécu les béatitudes de la pauvreté, de la paix, de la douceur, de la justice. Le père Grenot dit sa grande gratitude aux prêtres de Saint-Jacques qui ont reçu le père Peltier comme un frère et qui ont accepté qu’il repose dans leur caveau mortuaire.