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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

né le 7 mars 1913 à Angers
dans le diocèse d'Angers, France
membre de la SMA le 25 avril 1936
prêtre le 2 juillet 1939
décédé le 1er juin 1940

affecté en Côte-d'Ivoire
1939 mobilisé le 1er septembre 1939
blessé à Seclin (Nord) en mai 1940

décédé à Seclin, France, le 1er juin 1940,
à l'âge de 27 ans


Le père Maurice PARIS (1913 - 1940)

A Seclin (Nord), le 1er juin 1940, retour à Dieu du père Maurice Paris, à l'âge de 27 ans.

Maurice naquit à Angers en 1913. Il fit ses études à Pont-Rousseau et à Offémont. Il termina son noviciat à Chanly par le serment; il est ordonné prêtre en 1939. Il se fait remarquer par sa générosité, sa gaieté, son amour du travail bien fait.

Le père Paris est affecté au vicariat de la Côte-d'Ivoire et, aux cours des vacances, il prépare son départ. Mais en septembre, c'est la guerre et, au lieu de prendre le bateau, le père Paris prend l'uniforme militaire. Ce fut un gros sacrifice, mais toujours optimiste, il ne songe pas à se plaindre et écrit: "Quel que soit l'avenir, j'ai grande confiance et ne crains rien; je suis heureux d'être prêtre, cela me suffit puisque j'ai et j'aurai l'occasion de faire du bien. La cause des missions prime tout; que ce soit pour les Noirs ou pour les Blancs, nous restons missionnaires et partout il y a du bien à faire;"

Au lieu de la Côte-d'Ivoire, le 14ème Zouaves devient son champ d'apostolat. Par sa gaieté et sa joie, il conquiert la sympathie de tous. Il est toujours prêt à rendre service, et il devient vite le "chic type" avec qui on aime travailler. Il fait aussi une large distribution de médailles à ces soldats du 14ème Zouaves, pas toujours portés à les accepter, mais ils n'osent rien refuser au père si chic pour eux.

Il puisait son optimisme, sa simplicité, sa joie, sa générosité, son amabilité et son zèle dans une solide piété. Il aimait, lorsqu'il le pouvait, aller faire des visites à l'église et y jouer quelques cantiques à l'harmonium. Il avait aussi une tendre dévotion pour la Vierge Marie. Blessé grièvement le 28 mai lors d'un violent bombardement, il meurt à la clinique de Seclin, le samedi suivant.