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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

RICHARD Eugene né le 13 février 1875 à Charmois-l'Orgeuilleux
dans le diocèse de Saint-Dié, France
membre de la SMA le 21 décembre 1894
prêtre le 24 juillet 1898
décédé le 10 juin 1934

1898-1905 missionnaire en Côte-d'Ivoire puis à Samos
1905-1907 Pont-Rousseau, professeur
1898-1913 missionnaire en Côte-d'Ivoire
1913 Keer, professeur
1913-1925 Tanta, Saint-Louis, professeur
1925-1933 Offémont, professeur

décédé à Toulon, France, le 10 juin 1934,
à l'âge de 59 ans


Le père Eugène RICHARD (1875 - 1934)

A Toulon, le 10 juin 1934, retour à Dieu du père Eugène Richard, à l'âge de 59 ans.

Eugène Richard naquit à Charmois-l'Orgueilleux (Vosges), dans le diocèse de Saint-Dié, en 1875. Il fit ses études à Richelieu et à Lyon. Il fit le serment en 1893 et fut ordonné prêtre à Choubrah (Egypte) en 1898. Nommé en Côte-d'Ivoire, il n'y resta que quelques mois et, après un séjour à Samos, on trouve le père Richard professeur à Pont-Rousseau en 1905. En 1907, sa santé lui permet un nouveau départ vers la Côte-d'Ivoire; il y fait un séjour régulier, revient en congé en 1912 et repart, mais dès 1913 sa santé l'oblige à revenir, sans espoir de retour à la Côte. A part les années de guerre, où il va servir comme infirmier, le père Richard sera désormais professeur, professeur à Keer (1913), à Tanta (Egypte) en 1925, puis à Offémont.

"C'était un confrère excellent, très dévoué, toujours disposé à rendre service et remplissant ses devoirs gaiement et avec entrain. Il avait de grandes qualités de cœur et d'intelligence, dont il ne tirait jamais vanité. Professeur distingué, habile musicien, spécialisé dans les maths et les sciences exactes, le père Richard s'acquittait de sa tâche avec dévouement et savait rendre son enseignement agréable et pratique." (un confrère)

Gaieté et dévouement sont les notes dominantes de ce missionnaire. Dès le matin, un "how do you do?" humoristique déridait tous les fronts, même les plus moroses. Sa conversation, agrémentée de bons mots et d'historiettes savoureuses, au répertoire riche, faisait le charme de ses entretiens. Une piété que l'on finissait par reconnaître profonde et bien équilibrée trouvait son aliment dans une régularité constante à ses exercices spirituels. Il aimait son devoir et l'accomplissait ponctuellement. Il aimait ses élèves et ne redoutait pas les heures supplémentaires pour approfondir une question insuffisamment comprise. Il est tombé à la tâche.

En décembre 1933, le père Richard se plaignit de quelques malaises, puis un ictère se manifesta. Tout le monde pensait que le père allait facilement s'en tirer. Mais l'ictère resta rebelle aux remèdes. Le père Richard dut partir se reposer sur la Côte d'Azur. Il n'y eut pas d'amélioration et son était empirant nécessita une opération qui eut lieu le 20 mai. Tout sembla aller pour le mieux et le père était sur le point de sortir de l'hôpital quand son état devint subitement très grave. Le père Richard conserva sa connaissance jusqu'à ses derniers moments. Il accepta la mort généreusement et fit le sacrifice de sa vie en rémission de ses péchés et pour les missions confiées à la Société.