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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

REVEL Bernard né le 10 octobre 1930 à Saint-Foy lès Lyon
dans le diocèse de Lyon, France
membre de la SMA le 25 juillet 1950
prêtre le 7 décembre 1954
décédé le 15 juin 1969

1955-1958 Chaponost, professeur
1958-1969 missionnaire en Côte d’Ivoire
Bingerville, Akoupé

décédé à Akoupé, Côte-d'Ivoire, le 15 juin 1969,
à l'âge de 36 ans


Le père Bernard REVEL (1930 - 1969)

Bernard Revel est né le 10 octobre 1930 à Sainte-Foy-lès-Lyon, diocèse de Lyon, dans une famille très chrétienne. Son papa était ingénieur électricien.

Il fit ses études dans divers établissements de la région lyonnaise : Saint-Joseph, Lazaristes, puis Notre-Dame des Minimes à Saint-Just. L’abbé Garnier, supérieur des Minimes, jugeant sérieux son désir pour le sacerdoce et les missions, l’orienta vers les Missions Africaines. Il avait déjà une sœur religieuse chez les sœurs de Notre-Dame des apôtres.

Après le noviciat à Chanly, en Belgique, et le service militaire, il fait ses études de théologie au grand séminaire des Missions Africaines, à Lyon, où il est ordonné prêtre le 7 décembre 1954. Les appréciations de ses formateurs sont très favorables. On signale, en particulier, le bon jugement et le caractère calme.

En 1955, il est d’abord nommé à Chaponost comme professeur. Le 19 avril 1958, il s’embarque pour Abidjan et, malgré ses préférences pour une autre fonction missionnaire, monseigneur Boivin le nomme professeur au petit séminaire de Bingerville où il restera neuf ans. Il se donne totalement à la tâche qui lui est confiée : enseignement et direction spirituelle des élèves qui venaient nombreux chez lui. Un grand nombre de prêtres africains et d’évêques peuvent en témoigner. Monseigneur Joseph Aké a écrit qu’il instaure, à cette époque, le mouvement Jeunes séminaristes, tout en s’engageant aussi dans des groupes Cœurs-Vaillants et Ames-Vaillantes, ainsi que dans la catéchèse. Il avait aussi un service pastoral dans un village de lépreux au bord de la lagune Ebrié. Un témoignage parviendra après son décès, qui dit bien sa manière d’être : Il mangeait avec nous, il faisait comme Jésus quand il était sur la terre.

C’est en 1967 que monseigneur Yago le nomme à Akoupé, paroisse fondée par le père Paul Larvor en 1960. Bernard Revel se dévoue, avec le père Lamandé, dans cette paroisse étendue et peuplée où beaucoup est à faire. En raison de l’infirmité de son confrère, c’est lui qui a la charge des communautés de villages.

C’est en se rendant visiter l’une des communautés les plus éloignées, au nord de la paroisse, et limitrophe du diocèse d’Abengourou, qu’il meurt accidentellement, le 15 juin 1969. Avec un catéchiste qui l’accompagnait, il est victime d’une collision avec un taxi-brousse qui avait risqué le dépassement d’un camion mal stationné, au moment précis où le père arrivait à hauteur de ce camion. Cet accident fit 5 morts.

Le père Lejeune, nouveau régional, est très ému par l’annonce de ce décès ; il le sera, aussi, par la célébration des obsèques qui regroupera 3 évêques, une cinquantaine de prêtres et une très grande foule de fidèles. Dans l’homélie, monseigneur Bernard Yago ne put retenir ses larmes. Il montrait par là, combien il l’affectionnait et combien d’espoirs il avait fondé sur lui : émouvant témoignage pour ses onze ans de présence dans le diocèse d’Abidjan et, moins de deux, dans cette nouvelle paroisse, où son souvenir reste ineffaçable et où son ministère porte des fruits abondants.

Quelques jours après son accident, le père devait partir en congé et participer à une grande réunion de famille qui, à cause de la dispersion de ses membres à travers le monde, n’avait jamais pu être tenue depuis des décennies…

Pour tous ceux qui l’ont connu, c’était un ami, simple, discret et dévoué, à la fois joyeux et ferme, lucide et bon dans le service du Christ. Beaucoup se sont attachés à lui et, par lui, au Christ qu’il était venu faire connaître et aimer. (Monseigneur Yago)