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Société des Missions Africaines

LECRON Joseph né le 27 septembre 1855 à Nantes
dans le diocèse de Nantes (France)
membre de la SMA le 19 novembre 1878
prêtre le 2 juillet 1880
préfet apostolique en 1888
décédé le 22 juin 1895

1880-1881 Clermont, professeur
1881-1883 Cork, étude de l’anglais
1883-1995 missionnaire au Dahomey
1888-1895, préfet apostolique
du Dahomey

décédé à Ouidah, Dahomey, le 22 juin 1895,
à l’âge de 40 ans


Monseigneur Joseph LECRON (1855 - 1895)

A Ouidah (Dahomey), le 22 juin 1895, retour à Dieu de Monseigneur Joseph Lecron, préfet apostolique du Dahomey, à l'âge de 40 ans.

Joseph Lecron naquit à Nantes en 1855. Il fit ses études classiques et philosophiques dans son diocèse, où il eut pour camarade le futur père Dorgère. Cherchant sa voie, il quitte le séminaire après sa philo et entre dans le commerce. Après un pèlerinage à Sainte-Anne d'Auray avec d'autres camarades, dont Alexandre Dorgère, il se décide pour les Missions Africaines où il entre en 1877. Il fit le serment l'année suivante et est ordonné prêtre en 1880. Le père Lecron qui ne rêve que d'Afrique est nommé à Richelieu. C'est le moment des expulsions et, pendant quelques mois, le père Lecron et ses élèves seront reçus chez un bienfaiteur.

En 1881, le père Lecron est nommé à Cork et il semble avoir souffert en cette résidence, craignant surtout de "passer pour un mauvais esprit et d'être mis à la porte de la Société". Le père Planque, au contraire, ne lui fait que des éloges et le présente comme "un sujet des plus capables et du meilleur esprit". En avril 1883, le père Lecron voyait la réalisation de son plus cher désir et partait pour la préfecture du Dahomey. Il est d'abord instituteur d'école à Agoué. Il accompagne aussi le père Ménager, préfet apostolique en plusieurs tournées. A 31 ans, en 1886, le père Lecron se trouve à la tête de la préfecture en qualité de pro-préfet. En 1888, il deviendra préfet.

Le père préfet était petit de taille, mais grand par la bonté de cœur. Sa figure rayonnait de calme et de douceur. Tout le monde à retenu l'aménité de ses procédés. Et cependant, que d'épreuves et de soucis au cours de son supériorat: l'insuccès d'Atakpamé, les deux pères sont empoisonnés, l'un meurt et l'autre revient à Agoué, la santé ruinée; la cession du Togo aux pères du Verbe Divin et le problème des limites; le repliement de Tokpli sur Athiémé; les guerres de Béhanzin (les pères de Ouidah sont emprisonnés et les sœurs doivent s'exiler); l'ambassade du père Dorgère et la défense de ce dernier contre certaines attaques injustes et calomnieuses...

Le père Lecron fonde Keta, Grand-Popo, Athiémé et transfère le siège de la préfecture d'Agoué à Ouidah. Il y meurt peu après d'une bilieuse hématurique, en pleine connaissance, après une terrible agonie de quatorze heures.

C'est le jeune père Steinmetz, le futur vicaire apostolique, qui le tenait entre ses bras.