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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

HERVOUET Joseph né le 14 août 1879 à Remouillé
dans le diocèse de Nantes, France
membre de la SMA le 16 décembre 1898
prêtre le 11 mai 1902
décédé le 26 juin 1965

1898-1946 missionnaire en Egypte
1946-1951 Fréjus, aumônier militaire
1951-1953 La Croix-Valmer, repos
1953-1962 Bourg-de-Péage , Drôme, aumônier
1952-1965 La Croix-Valmer

décédé à La Croix-Valmer, France, le 26 juin 1965,
à l'âge de 86 ans


Le père Joseph HERVOUET (1879 - 1965)

Joseph Hervouet est né à Remouillé, en Loire-Atlantique, le 14 août 1879. Après ses études primaires dans son village natal, il rejoint le petit séminaire de Pont-Rousseau, près de Nantes. Il continue ses études à Chamalières (Richelieu) dans le Puy-de-Dôme, avant de rejoindre le grand séminaire de Lyon en septembre 1897.

Selon la coutume de l’époque, il est envoyé en Egypte pour achever sa théologie. C’est là qu’il devient membre des Missions Africaines le 16 décembre 1898, et qu’il est ordonné prêtre le 11 mai 1902. Il a alors 23 ans.

Le conseil provincial lui demande de rester en Egypte. Il va se consacrer, d’abord, à la formation des jeunes, en travaillant comme professeur au collège de Tantah. Il rejoint, ensuite, Zeitoun, puis la paroisse Saint-Marc de Choubrah. Partout, il déploie son zèle en faveur des jeunes et des familles.

Des problèmes de santé l’obligent à rentrer en France pour un temps de repos. A son retour, il est nommé à la paroisse de Zagazig qui correspond mieux à son état de santé. En 1913, il retourne, de nouveau, au Caire.

A la déclaration de guerre, le père Hervouet est mobilisé. Il rejoint son régiment en août 1914 et ne sera libéré qu’en février 1919. Durant toute cette période, il est employé comme infirmier.

En 1920, il peut retourner en Egypte et rejoint la paroisse de Choubrah. Il consacre de nouveau beaucoup de temps aux jeunes. Un groupe a été fondé en 1898 qui a pris le nom de Patronage Saint-Marc. Le père Hervouet va lui consacrer beaucoup de temps. En 1920, il écrit : Nous terminons cette année avec une moyenne de 250 jeunes gens… Ajoutez à cela 70 enfants pauvres qui viennent régulièrement le dimanche. Vous comprendrez que notre local devient plus qu’insuffisant. Ce n’est pas une salle unique qu’il nous faut mais deux, trois… A l’heure actuelle, les jeunes gens s’occupent, entre eux, de trouver l’argent nécessaire pour améliorer, niveler le terrain acheté aux Sœurs. Il a le souci de former les jeunes qui fréquentent le patronage pour en faire des apôtres et il trouve, dans ce ministère, une très grande joie. Il écrit : Notre vrai champ de bataille, me disent les jeunes, c’est le milieu où nous vivons. Mêlés par nos occupations à une foule de gens que le prêtre ne peut atteindre, nous pouvons, si nous le voulons, prêcher, du matin au soir, par notre bonne entente et par nos bons exemples qui, à eux seuls, seront plus efficaces que des paroles. Nous vivons dans le monde, soyons apôtres, vivons notre vie chrétienne, inclinant du côté de Dieu les personnes qui entretiennent avec nous un commerce d’amitié ou d’affaires. C’est déjà l’esprit de l’action catholique qui est en train de naître dans l’Eglise.

En 1926, le père retrouve la paroisse de Zagazig, en compagnie du père Muijser, chargé de l’œuvre copte. En 1931, il est nommé curé de Zeitoun, paroisse d’environ 2000 catholiques orientaux et latins. Il va y rester 15 ans, en communauté avec les pères Henri Thibaud et Alfred Colin, puis les pères Angibaud et Spampinati. En 1946, il devra rentrer, en catastrophe, pour raison de santé, et il ne retournera plus en Egypte.

Toujours désireux de faire du ministère, il devient, en 1946, aumônier de l’hôpital colonial, au camp des tirailleurs de Fréjus, où sont soignés les soldats d’Afrique noire. Le père Badré, responsable de l’aumônerie militaire écrira : le père Hervouet a fait auprès des religieuses et des malades un excellent travail. Mais, en 1951, il lui faut laisser ce poste, car la limite d’âge est fixée à 58 ans, et il en a déjà 72.

Après plusieurs mois à la Croix-Valmer où il célèbre ses noces d’or, une nouvelle occasion de rendre un service pastoral se présente encore à lui. En 1953, il accepte d’aller à Bourg-de-Péage, dans la Drôme, à l’institution Sainte-Marie tenue par les frères maristes. Il y assure un service d’aumônerie pendant 9 ans.

Durant l’année 1962, sa santé continue à poser de graves problèmes. Il doit retourner à La Croix-Valmer pour de bon. C’est là qu’il meurt le 26 juin 1965.

Malgré une santé fragile, le père Hervouet a mené, en sa longue vie, une activité missionnaire féconde en Egypte et un ministère sacerdotal précieux en aumônerie. Il aura été sur la brèche jusqu’au bout.