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Société des Missions Africaines

PAGNON Claude né le 20 juillet 1854 à Feillens
dans le diocèse de Belley, France
membre de la SMA en 1879
prêtre le 26 juillet 1879
décédé le 7 juillet 1893

1879-1881 Cork
1881-1885 missionnaire à la Côte du Bénin
1885-1892 Lyon
1892-1893 Marseille, procure, fondateur

décédé à Clermont-Ferrand, France, le 7 juillet 1893,
à l'âge de 39 ans


Le père Claude PAGNON (1854 - 1893)

A Clermont-Ferrand, le 7 juillet 1893, retour à Dieu du père Claude Pagnon, à l'âge de 39 ans.

Claude Pagnon naquit à Feillens (Ain), dans le diocèse de Belley, en 1854. Il fit ses études dans son diocèse et, déjà diacre, il entrait aux Missions Africaines en 1878. En janvier 1879, l'abbé Pagnon partait pour Cork où il fut ordonné prêtre en juillet 1879. Le père Pagnon fut nommé sur place. Il demanda assez vite à partir en Afrique: "La raison pour laquelle j'ai demandé à partir, écrit-il au père Planque, n'est pas le manque de soumission à votre volonté, ni pour éviter les difficultés que les directeurs du collège de Cork auront nécessairement à surmonter, mais c'est que je désire employer à la gloire de Dieu les forces dont il me fait jouir et les connaissances que vous m'avez donné l'occasion d'acquérir en m'envoyant en Irlande."

Le père Pagnon demande à partir directement d'Angleterre pour Lagos pour éviter des dépenses inutiles et il est prêt à offrir jusqu'au bout au bon Dieu le sacrifice d'être séparé de sa famille. C'est de Marseille que le père Pagnon s'embarqua, en novembre 1881, pour le vicariat de la Côte du Bénin. En 1883, le père Pagnon écrivait au père Planque: "Quant à moi, je suis si bien acclimaté que je serai bientôt un vrai nègre. Je suis heureux; s'il y a des souffrances dans la vie du missionnaire, il y a aussi beaucoup de consolations."

En cette même année, le père Pagnon fut nommé par le père Planque procureur de la mission du Bénin. Malgré cette lourde charge, le père Chausse ne le déchargea d'aucun ministère et le garda comme directeur des écoles, d'où un surcroît de travail pour le père qui fit de son mieux. Rappelé à Lyon en 1884, le père Pagnon demanda à rester au Bénin, sa santé était prospère et le père Durrieu venait de mourir.

En 1885, bien malade, le père Pagnon doit rentrer. Dès que sa santé le lui permit, il vint au séminaire comme professeur d'écriture sainte et conseiller général. Nommé aussi procureur de toutes les missions, il remplit sa charge à la perfection. Il devint le bras droit du père Planque qui le chargea de la direction intérieure du séminaire. Le père Pagnon fut un travailleur consciencieux. Son esprit droit lui fit dire ou écrire ce qu'il pensait, même au père Planque.

Depuis 1886, le père Pagnon assurait en plus l'aumônerie des sœurs de Notre-Dame des Apôtres à Moulin-à-Vent. Malgré ses lourdes charges, il trouvait encore le temps d'aller évangéliser les campagnes de l'Ain.

En 1892, le père Pagnon demanda à être remplacé. Le corps épuisé par la tuberculose et des maux d'estomac, il arriva à Richelieu au début de juillet 1893, mais c'était pour y mourir.