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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

 sapet  Monsieur l'abbé François SAPET
né le 2 janvier 1936 à Saint-Félicien
dans le diocèse de Viviers, France
membre de la SMA le 1er juillet 1956
décédé le 25 décembre 1958
 

1957 appelé sous les drapeaux
militaire en Algérie

décédé à El-Milia, Algérie, le 25 décembre 1958,
à l'âge de 22 ans

Monsieur l'abbé François SAPET (1936 - 1958)

A El-Milia (Algérie), le 25 décembre 1958, retour à Dieu de Monsieur l'abbé François Sapet, à l'âge de 22 ans.

Né à Saint-Félicien, dans le diocèse de Viviers, en 1936, l'enfance de François Sapet s'écoula à la ferme familiale et il en gardera l'amour de la nature et du travail bien fait. Il fit ses études au petit séminaire d'Annonay, puis en 1953 il passe au grand séminaire de Viviers. Il écrit alors cette prière: "Seigneur, guidez-moi où vous voulez, demandez-moi les plus durs sacrifices, prenez ma vie; j'accepte, Seigneur, d'un cœur joyeux. La seule chose que je vous demande, c'est la grâce de vous correspondre."

En octobre 1955, François Sapet, répondant à l'appel du Seigneur, arrive à Chanly. Il se met de suite à la recherche personnelle du Christ et, malgré bien des difficultés, il fait effort pour se maintenir dans un état d'accueil. Il constate aussi combien il est facile au noviciat de tomber dans une vie bourgeoise, où on ne s'inquiète plus d'avancer. Tout ceux qui l'ont connu ont été frappés par l'heureux équilibre de son caractère, son grand calme et son jugement plein de bon sens.

Son esprit vif et enjoué faisait de lui en boute-en-train, il avait la réplique facile et plaisante. Il avait une piété sincère.

A Noël, il écrit chez lui: "Ce Noël est un des meilleurs que j'ai passé. Vous ne vous figurez pas comme on se sentait en famille! J'ai fait mon possible pour que ce Noël soit la naissance de Jésus en moi. Il faut bien commencer par là; si je veux faire vivre Jésus dans les autres, il faut bien d'abord le faire vivre en moi."

Afin de mieux connaître la mentalité africaine, il correspond avec un séminariste de Côte-d'Ivoire: "cela nous permet, écrit-il, de nous connaître, ce qui est important, car en Afrique nous devrons travailler avec le clergé africain." Il aime beaucoup le père de Foucauld; et la lecture de "Terre des hommes" l'engage à une découverte plus profonde et mieux vécue du corps mystique.

Il fait le serment le 16 juillet 1956 et, après une année à Lyon, part au service militaire. Classes au Maroc, E.O.R. à Saint-Maixent, aspirant, il est envoyé à El-Milia au 5ème bureau d'action psychologique. Il se fait vite de nombreux amis parmi les musulmans qu'il visite souvent, afin de les mieux comprendre et aimer. Il rend aussi service au curé d'El-Milia. A l'étroit dans son bureau, il demande à être versé dans un bataillon opérationnel. Il veut partager la vie des soldats afin de les mieux aider. Le 3 décembre, sa compagnie entre en opération, sa section "ouvre" la route... embuscade... il se porte en avant pour organiser le combat, mais tombe frappé au ventre. Evacué, il est opéré d'urgence, mais meurt le jour de Noël, "acceptant avec une entière soumission l'épreuve divine".