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Société des Missions Africaines

 Le Père Louis LANDAIS
né le 12 avril 1860 à Fercé
dans le diocèse du Mans, France
membre de la SMA le 17 décembre 1880
prêtre le 19 mai 1883
décédé le 28 décembre 1920
 

1883-1886 Cork
1886-1920 missionnaire à la Côte du Bénin
Tocpo, Oyo
1920 La Croix Valmer

décédé à La Croix-Valmer, le 28 décembre 1920,
à l’âge de 60 ans

 

Le père Louis LANDAIS (1860 - 1920)

A La Croix-Valmer, le 28 décembre 1920, retour à Dieu du père Louis Landais, à l'âge de 60 ans.

Louis Landais, né dans le diocèse de Mans en 1860, fit ses études à Précigné, puis arriva au bout de trois ans à Richelieu. Il en fut le premier élève. Arrivé à Lyon en 1879, il fit le serment l'année suivante et fut ordonné prêtre en 1883. Le père Landais fut d'abord nommé à Cork, car, en raison de sa petite santé, on craignait pour lui le mauvais climat des missions.

En 1886, il partait pour le vicariat de la Côte du Bénin. Affecté à Porto-Novo, au bout d'un an il devait rentrer en Europe pour raison de santé; alors il demande d'aller à Tocpo. Il y fut envoyé, y retrouva la santé et y resta 25 ans sans interruption. C'est à lui que l'on doit la magnifique plantation de cocotiers qui servit à faire vivre non seulement Tocpo, mais bien d'autres stations. Il travailla avec une extraordinaire ardeur et dirigea la plantation avec une compétence rare. Il eut beaucoup de peine avec les enfants qu'on lui confiait. C'étaient des garçons difficiles, toujours prêts à la mutinerie. Tocpo était beaucoup plus une maison de rééducation qu'une école ordinaire. C'est avec ces enfants que le père devait travailler et c'est à eux qu'il devait enseigner un métier.

Il y avait aussi les voleurs qui, la nuit, venaient piller la plantation et la père Landais fut plus d'une fois battu. Le père Landais était un planteur, un pionnier; il s'y donna et fit merveille. Il était fier de son travail et il aimait montrer aux visiteurs le premier cocotier planté par lui. Il en planta plus de 40.000.

En 1911, le père Landais rentre pour la première fois en France. Il se repose un an et retourne à Tocpo. L'année 1915 fut cruciale pour lui. L'huile de coprah baisse, les cocotiers sont pris par la maladie, les enfants désertent l'école et il y a même quelques intrigues contre lui. Un "jeune" désire la place, on espère une meilleure administration et le père Landais est changé et expédié du côté d'Oyo. Le père Landais est abattu et il doit bientôt rentrer en Europe. Il se rend directement à La Croix. Là, le planteur du Bénin reprend bêche et râteau et se met en devoir de nettoyer toute la colline, ainsi que la grande allée qui fait le tour de la propriété.

Il dut prendre froid la semaine qui précéda Noël et mourut d'une congestion cérébrale, alors que ses confrères le soignaient pour une grippe sans gravité.