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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

HENAFF Pierre né le 16 mai 1902 à Henvic
dans le diocèse de Quimper, France
membre de la SMA le 30 juillet 1922
prêtre le 3 janvier 1932
décédé le 11 août 1975

1931-1935 Chamalières, professeur
1935-1944 Pont-Rousseau, professeur
1944-1964 Paris, procure
1965-1975 Saint-Cloud, aumônier de l’hôpital

décédé à Paris, France, le 11 août 1975,
à l'âge de 73 ans


Le père Pierre HENAFF (1902 - 1975)

Pierre est né le 16 mai 1902 à Henvic, dans le Finistère. Il aura deux sœurs. Il perd son père très tôt, en 1918. Il entre au petit séminaire de Pont-Rousseau en 1914 puis, en 1920, il fait son noviciat à Chanly. C’est là qu’il prononce son serment, le 30 juillet 1922.

Mobilisé, il accomplit son service militaire de 1922 à 1924, en garnison en Allemagne occupée, en pays rhénan. L’aumônier militaire donne de lui d’excellents renseignements.

En 1924, il rejoint le séminaire du 150, y entreprend ses études de théologie et reçoit le diaconat en 1927. De santé précaire, il tombe gravement malade, doit être hospitalisé, séjourne à La Croix-Valmer et, sur la demande de sa mère, revient à Henvic, son village ; il y réside de 1928 à 1931, sauf un nouveau séjour de cinq mois à La Croix-Valmer. Pieds et jambes sont lourdement handicapés.

A Henvic, sa santé s’améliore peu à peu et on espère pouvoir l’ordonner en 1931. Des problèmes avec son curé vont venir semer le trouble. En attendant une décision, il est envoyé à Pont-Rousseau où sa santé se détériore. Il demande son retour à Henvic pour sa guérison et obtient ce retour, soutenu par le médecin traitant qui constate alors une amélioration nette.

En septembre 1931, Pierre rejoint Chamalières pour un temps d’enseignement. Il s’y prépare à l’ordination sacerdotale, sa santé s’améliorant encore. L’evêque de Quimper accorde les lettres testimoniales avec amitié. Pierre baigne alors dans la paix et la joie, après les mois d’épreuve. Le 3 janvier 1932, il est ordonné prêtre.

De 1932 à 1935, il enseigne à Chamalières. Mais sa santé rechute, il doit être remis au repos. Il faut dire qu’on l’a quelque peu surchargé de classes et qu’il doit y achever ses études de théologie. En 1935, on l’affecte à Pont-Rousseau, en lui confiant de nombreux cours, trop pour son état. De plus, il supporte mal le climat humide, pluvieux, et demande son retour à Chamalières. On veut l’affecter à Saint-Priest pour les vocations tardives. Le père Raingeard, supérieur, conteste cette nomination à cause de la santé et du climat rhodanien froid, humide. Il reste donc à Pont-Rousseau.

En 1939, la guerre est déclarée. Des confrères sont mobilisés. Le père Aupiais nomme le père Hénaff, directeur adjoint du père Barathieu. Il y reste jusqu’en 1944, année où il est affecté à la procure de Paris. Un court séjour en Afrique lui permet de la mieux connaître, pour en parler dans ses prédications, ses lettres aux bienfaiteurs, ses articles, ses messages, ses appels au soutien et aux vocations.

Sa présence à la procure de Paris durera 20 ans. Entre temps, la fatigue mine encore sa santé. Repos à Henvic, puis à Rueil en 1965, chez sa sœur qui le soigne. Il garde contact avec la procure, rend quelques services à la paroisse. Il sollicite une place au diocèse, adaptée à sa santé. Le curé de Saint-Cloud est heureux de l’accueillir, et lui confie l’aumônerie de l’hôpital de Saint-Cloud. Lui, si souvent éprouvé dans sa santé, il s’adapte bien au ministère auprès des souffrants et des malades ; en même temps, il est bien suivi par le cardiologue de l’établissement. Le Conseil provincial lui renouvelle, année après année, son autorisation d’y exercer.

Les ennuis de santé ne cesseront jamais. En février 1975, nouvelle crise cardiaque. Il se sent et se sait en sursis, tout en poursuivant un léger ministère à l’hôpital de Saint-Cloud, avec vigilance et prudence. Le 11 août, il est terrassé par une dernière crise. Il n’a pas été surpris par la mort : il l’attendait, dans la paix.

Telle fut la vie de Pierre Henaff qui a supporté avec courage, foi, patience, la maladie, sa compagne habituelle, qui l’a privé du ministère en Afrique qu’il aurait tant aimé exercer. Années continuelles de maladie, portement de croix, offerts en sacrifice, à la suite du Christ portant sa croix.