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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

WALLON Joseph né le 13 février 1899 à Hazebrouck
dans le diocèse de Lille, France
membre de la SMA le 29 juillet 1923
prêtre le 17 décembre 1927
décédé le 29 octobre 1961

1928-1939 missionnaire en Egypte, Tanta
1939-1940 mobilisé
1940-1946 Pont-Rousseau, supérieur
1946-1952 Lyon, conseiller provincial
supérieur du grand séminaire
1952-1956 Chanly
1952-1954, supérieur
1954-1956, socius
1956-1961 Lille, procure

décédé à Hazebrouck, France, le 26 octobre 1961
à l'âge de 62 ans


Le père Joseph WALLON (1899 - 1961)

A Hazebrouck (Nord), le 26 octobre 1961, retour à Dieu du père Joseph Wallon, à l'âge de 62 ans.

Joseph Wallon naquit à Hazebrouck, dans le diocèse de Lille, en 1899. Il fit ses études secondaires au collège Saint-Bertin à Saint-Omer et, en 1921, entra au noviciat de Chanly. Il fit le serment en 1923 et fut ordonné prêtre en 1927.

En février 1928, moins de trois mois après son ordination, le père Wallon partait pour l'Egypte, où il fut affecté au collège Saint-Louis de Tanta. Il y fut professeur et préfet de discipline. Rappelé en France en 1939 comme supérieur de Pont-Rousseau, le père Wallon ne put prendre son poste. Mobilisé comme officier en 1939-1940, il arrivait à Pont-Rousseau au cours des vacances, après la débâcle. Les événements allaient rendre sa charge extrêmement lourde: épidémie parmi les élèves, réquisition du séminaire qu'il faut évacuer.

Il y eut deux déménagements: le premier, de Pont-Rousseau à la rue du Ballet (à Nantes) et le second, de Nantes vers deux communes du Maine-et-Loire. Ces déménagements et les difficultés dues à l'occupation vieillirent considérablement le père Wallon.

L'assemblée provinciale de 1946 élisait le père Wallon conseiller provincial, et le père provincial lui confiait la charge de supérieur du grand séminaire à Lyon. En 1952, le père Wallon devenait supérieur du noviciat de Chanly. Vice-supérieur du Chanly en 1954, il était nommé à la procure de Lille en 1956. Là, il se dévoua, usant ses dernières forces dans la prédication de retraites de communion solennelle, le ministère paroissial et la visite des malades. Il mourut d'une crise cardiaque, alors qu'il prenait quelques jours de repos en famille.

Au jour de ses funérailles, l'archiprêtre de Saint-Martin de Dunkerque, paroisse où le père Wallon travailla le plus, rappela les grandes qualités du défunt. D'abord sa profonde humilité: le père Wallon ne parlait jamais des postes qu'il avait occupés et ne donnait son avis que si on le lui demandait. Ensuite sa grande bonté, bonté que tous ses anciens élèves ont pu expérimenter. Les enfants qui aiment les cœurs bons, dévoués et généreux, allaient comme d'instinct vers lui. Les malades, que le père Wallon aimait particulièrement visiter, avaient l'impression que le père n'était que pour eux.