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Société des Missions Africaines – Province de Lyon

balligand claude Frère Antonin
né le 7 juin 1900 à Gibles
dans le diocèse d'Autun, France
membre de la SMA le 25 décembre 1929
décédé le 7 janvier 1971

1930-1931 Martigné-Ferchaud

1931-1936 Offémont
1936-1945 Le Rozay
1945-1955 Sainte-Foy-lès-Lyon
1955-1971 Chaponost

décédé à Chaponost, France, le 7 janvier 1971;
à l’âge de 70 ans


Le frère Claude BALLIGAND Frère Antonin (1900 - 1971)

Claude Antoine Balligand naît le 7 juin 1900 à Gibles (Saône-et-Loire) dans le diocèse d’Autun. Cette commune se situe entre Charolles au sud et La Clayette au nord. Nous sommes en pays charolais : ses parents tiennent une boucherie. Il aura 3 frères et 3 sœurs.

Après ses études primaires dans sa commune natale, il fait une année supplémentaire chez les Frères des Ecoles chrétiennes à La Clayette. A 13 ans, il travaille comme cultivateur dans sa famille. De 1920 à 1922, il accomplit son service militaire à Maison Carrée en Algérie. A son retour, il apprend le métier de boucher chez ses parents. On le voit déjà remplacer son papa à la tête de la boucherie familiale, mais il décide, à 27 ans, d’entrer aux Missions Africaines. De 1927 à 1929, il est en formation à Offémont et il prononce le serment sma, le 25 décembre 1929. Il prend alors le nom de frère Antonin.

Il est alors nommé à Martigné-Ferchaud, devenu noviciat des frères coadjuteurs. Il s’occupe surtout de la maison, du jardin, de l’environnement, ce qu’il fera toute sa vie. En 1930, il tombe malade : il a attrapé une pneumonie au cours d’un voyage à Lourdes. Le 1er septembre 1931, il quitte Martigné pour rejoindre Offémont où il va demeurer jusqu’en 1936. C’est là qu’il prononce son serment perpétuel, à Noël 1935.

En 1936, il est affecté au Rozay, près de Lyon. Il y restera toute la guerre, travaillant avec ardeur pour faire vivre la communauté du 150. Fin mai 1945, il reçoit une nouvelle affectation. Le noviciat des frères va bientôt pouvoir s’ouvrir, dans un nouvel établissement, à Sainte-Foy. Le conseil provincial vous a désigné pour seconder, dans cette maison, le père Bourasseau. Il y aura beaucoup à faire pour aménager et organiser le noviciat. Il va y rester 10 ans, travaillant avec ardeur, dévouement et discrétion.

En 1955, il est affecté à Chaponost qui devient petit séminaire sma pour la région lyonnaise. Il y restera tout le reste de sa vie. La maison et la propriété vont bénéficier de son rude labeur. Il meurt à Chaponost le 7 janvier 1971. Ses obsèques, présidées par monseigneur Boucheix, ont lieu à l’église paroissiale de Chaponost. C’est dans le cimetière de ce village qu’il est enterré. Le père Michel Durif, supérieur de Chaponost, dira de lui : Sa vie constitue un monument de dévouement et de service. Il n’acceptera jamais d’échapper aux exigences du service des autres, simple, discret et crucifiant dans sa continuité… Comme les serviteurs silencieux des noces de Cana, il aura accompli son humble service sans lésiner, consciencieusement et jusqu’au bord. Lui qui ne partit jamais en Afrique, il reste le modèle de l’homme de devoir qui trouva, dans la participation à la messe quotidienne, la force pour sa journée de dur labeur.