Imprimer

Société des Missions Africaines – Province de Lyon

FAILLANT Claude né le 27 décembre 1873 à Chandon
dans le diocèse de Lyon, France
membre de la SMA le 23 juillet 1893
prêtre le 19 décembre 1896
décédé le 18 mars 1958

1896-1958 missionnaire en Egypte
1896-1900 : Tanta, professeur
1900-1904 : Zeitoun, directeur du collège
1904-1906 : Tanta, directeur
1906-1914 : Zagazig, supérieur
1914-1958 : Héliopolis, supérieur
puis retiré, décédé à Héliopolis, Egypte, le 18 mars 1958, à l’âge de 85 ans


Le père Claude FAILLANT (1873 - 1958)

Le 18 mars 1958, à Héliopolis (Egypte), retour à Dieu du père Claude Faillant, à l'âge de 85 ans.

Né dans le diocèse de Lyon, à Chandon (Loire), en 1873, Claude Faillant fit ses études à Richelieu, Lyon et en Egypte. Il fit le serment en 1893 et fut ordonné prêtre à Choubrah en 1896.

Nommé professeur au collège de Tanta, deux ans plus tard, il devenait directeur de l'école de Zeitoun, puis du collège de Tanta et, en 1906, supérieur de Zagazig. C'est là que la guerre le prit et il devint infirmier. Bientôt de retour en Egypte, il fut nommé en 1916 curé de la basilique d'Héliopolis, charge qu'il allait conserver 30 ans.

A Zagazig, tout en s'occupant attentivement d'une communauté latine encore très nombreuse, il sut consolider la vieille maison et surveiller la construction de la magnifique chapelle des sœurs de Notre-Dame des Apôtres, de concert avec la mère Augustin Planque.

C'est surtout à Héliopolis qu'il a laissé le souvenir inoubliable d'un pasteur profondément dévoué, attentif à connaître tous ses gens, les visitant fréquemment, restant de longues heures au confessionnal la veille des fêtes. Il a aussi laissé le souvenir d'un directeur d'âmes, sans doute exigeant, mais paternel et encourageant.

C'est à Héliopolis que le père Faillant voulut rester quand il se retira du ministère en 1956. Ne pouvant plus aller aux gens, il profitait des nombreux contacts en son rôle d'archiviste, pour renouer connaissance, rappeler les années de jeunesse et de pratique religieuse.

Il aimait tant sa "basilique" qu'il tient jusqu'au bout à s'y rendre chaque matin, difficilement vu son âge; c'est en revenant de sa messe qu'un matin il fut bousculé par le métro et se brisa le col du fémur. Il mourut trois jours plus tard

Le père Faillant fut toute sa vie un exemple vivant de l'observation des constitutions et du directoire, sa grande exactitude aux exercices et prières rendait souvent confus les plus jeunes. Il se prépara à mourir dans la plus grande foi, et avec une résignation qui fit l'admiration des confrères présents et des infirmières.