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Société des Missions Africaines –Province de Strasbourg

 frering alois  Le Père Aloyse FRÉRING
né le 2 janvier 1904 à Breitenbach
dans le diocèse de Strasbourg, France
membre de la SMA le 29 juillet 1925
prêtre le 21 juin 1931
décédé le 11 décembre 1969
 

1931-1946 missionnaire au Togo
Palimé, Assahoun, Togoville, Vogan
1946-1966 divers ministères en France
Vigneulles, école des frères, supérieur
Saint-Pierre, puis Haguenau, directeur spirituel
Niederbronn, aumônier
Forbach, aumônier
1966-1969 Saint-Pierre, retiré

décédé à Saint-Pierre, France, le 11 décembre 1969,
à l'âge de 65 ans

 

Le père Aloyse FRÉRING (1904 - 1969)

Aloyse Fréring est né à Breitenbach, dans les montagnes du Val de Villé, en Alsace, le 2 janvier 1904. Il fit ses études dans les maisons des Missions Africaines, à Mozac, Les Roches, Chanly et Lyon, devint membre de la Société en prononçant le serment le 29 juillet 1925 et fut ordonné prêtre à Lyon par Mgr Cessou, le 21 juin 1931.

Il célébra sa première messe solennelle dans l’église de Thanvillé. Depuis 1911, en effet, ses parents, quittant Breitenbach, s’étaient établis dans une ferme située à l’entrée de la vallée, au lieu-dit Schukhof, qui dépendait administrativement de la commune de Dambach-la-Ville, mais était rattaché pour le spirituel à la paroisse de Thanvillé. Le Père Fréring était ainsi devenu paroissien de Thanvillé.

Nommé pour la Mission du Togo, le Père Fréring débarqua à Lomé le 11 novembre 1931. Mgr Cessou l’affecta d’abord à Palimé et c’est dans cette station que le père s’initia à la vie missionnaire, sous la direction du Père Hermann Keimer. Il assuma ensuite, pendant plusieurs années, la responsabilité de l’apostolat missionnaire dans des stations importantes du Togo-Sud, à Assahoun, Togoville et Vogan, et il y travailla avec zèle. Toujours d’humeur égale, il était d’un caractère affable et doux, accueillant et bienveillant. Mgr Strebler a noté que, des années passées au Togo, le Père Fréring a laissé le renom d’un missionnaire pieux et dévoué, qui n’a connu que son devoir, et il ajoute : sans ambition, il n’a jamais rien demandé, ni rien refusé, mais il a toujours accepté le poste que son évêque lui a assigné. Malheureusement, sa santé était fragile. Quittant le Togo en février 1946, il arriva en France le 6 mars, très anémié.

Résidant désormais en Alsace ou en Lorraine, le Père Fréring ne recouvra plus une bonne santé et il fut plusieurs fois malade : à quatre reprises, il fut atteint de pleurésie, et il perdit l’œil droit à la suite d’un abcès énorme qui le fit beaucoup souffrir. Il exerça néanmoins un ministère très utile : un an comme supérieur du Noviciat des Frères de Vigneulles, 13 ans comme directeur spirituel des élèves de l’école apostolique, d’abord à Saint-Pierre, puis à Haguenau, une année comme aumônier des Sœurs à Niederbronn, trois ans comme aumônier de l’hospice Bauer à Forbach.

Le 15 novembre 1966, après une hospitalisation à Sainte-Blandine de Metz, il entra à la maison de repos de Saint-Pierre. Il accepta encore de reprendre l’aumônerie de la maison Sainte-Marie des Sœurs à Niederbronn et il y fut quelque temps en 1967. Mais il revint ensuite à Saint-Pierre, sanctifiant ses journées, écrit encore Mgr Strebler, par la souffrance patiemment supportée et par la prière. Il mourut le 11 décembre 1969. Son corps repose au cimetière s.m.a. de Saint-Pierre.