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Société des Missions Africaines

PAPETARD Adolphe né le 15 juin 1808 à Pierry
dans le diocèse de Châlons-sur-Marne
affilié à la SMA en janvier 1857
prêtre à la Trinité 1845
décédé le 6 mai 1877

…-1838 capitaine, blessé au siège de Constantine
1845-1857 Notre Dame de Paris, vicaire
se met au service de Mgr Blanchet (Canada)
1857… au service de Mgr de Brésillac
quêteur, surtout en Espagne
puis conseiller et procureur du père Planque
1871-1877 Nice, supérieur

décédé à Nice, France, le 6 mai 1877,
à l'âge de 69 ans


Le père Adolphe PAPETARD (1808 - 1877)

A Nice, le 6 mai 1877, retour à Dieu du père Adolphe Papetard, à l'âge de 69 ans.

Adolphe Papetard naquit à Pierry, dans le diocèse de Châlons-sur-Marne, en 1808. Fils d'un colonel d'Etat-major, il entre lui-même à Saint-Cyr. Sous-lieutenant en 1828, lieutenant en 1834, il devient capitaine en 1837. Il prend part à la guerre d'Afrique du Nord. Indifférent au point de vue religieux, il avait accepté, pour faire plaisir à sa mère, de porter une médaille de la Sainte Vierge. En 1837, le capitaine Papetard est au siège de Constantine; il y reçoit une balle en pleine poitrine, mais la Vierge Marie le sauve en permettant que la balle vienne s'aplatir sur la médaille; la balle et la médaille se trouvent dans l'armoire des souvenirs aux archives de Rome.

La Vierge Marie s'arrange non seulement pour sauver le corps, mais l'âme de l'officier, en le faisant pénétrer un jour de pluie en l'église de Notre-Dame des Victoires, à Paris. Entré pour se mettre à l'abri, le capitaine entend le "saint abbé" Desgenettes relater des faits extraordinaires dus à la médaille miraculeuse. Le capitaine se dit que, si ce curé connaissait son histoire, cela lui ferait un fait de plus à raconter. Il alla donc à la sacristie. L'abbé Desgenettes n'avait pas l'habitude de lâcher si vite ses clients... Quittant le "saint curé", le capitaine Papetard était converti et s'était confessé.

Il quitta le service en 1838, entra au séminaire romain en 1841 et fut ordonné prêtre à Rome en 1845. Il demanda et obtint de devenir vicaire de l'abbé Desgenettes à Notre-Dame des Victoires.

Parmi les dons répartis par Dieu à l'abbé Papetard, il y avait celui de "frère quêteur". Il se mit d'abord au service d'un évêque d'Amérique du Nord, Mgr Blanchet, puis Mgr de Marion Brésillac eut la chance de le rencontrer et de l'intéresser à son œuvre. Il entra comme affilié aux Missions Africaines en janvier 1857. Il quêta principalement en Espagne et prépara une maison pour les jeunes Noirs. Il ouvrira cette maison après la mort du Fondateur à Puerto Réal, près de Cadix. Cette maison lui causera bien des soucis.

Après la mort du Fondateur, l'abbé Papetard n'abandonna donc pas la Société et fut, avec Monsieur Arnal, le conseiller intime et le procureur du père Planque. Il se montra toujours un auxiliaire dévoué et un conseiller sage et discret. Il fonda à Nice une maison de repos pour nos pères, ainsi qu'une paroisse. C'est là qu'il se retira quand l'âge et la maladie ne lui permirent plus de continuer à quêter.

"C'est avec ces deux hommes, MM. Papetard et Arnal, écrit le père Planque, dont le bon esprit et le dévouement ne se sont pas démentis un seul instant, que j'ai travaillé et administré la Société des Missions Africaines dans des jours bien pénibles. Nous nous entendions pour tout ce qu'il y avait à faire; nous arrêtions de concert toutes les mesures à prendre et jamais nous n'avons eu la plus petite difficulté."