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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

DAUVERGNE Claude né le 2 juin 1910 à Dyo (Saône et Loire)
dans le diocèse d'Autun, France
membre de la SMA le 30 juin 1934
prêtre le 6 janvier 1935
décédé le 12 mai 1980

1935-1936 Pont-Rousseau, professeur
1936-1945 missionnaire en Côte-d'Ivoire (Sassandra)
1945-1948 Chamalières, responsable des vocations
1948-1960 missionnaire en Côte-d'Ivoire (Sassandra)
1960-1966 Pont-Rousseau, surveillant
1966-1969 missionnaire en Côte-d'Ivoire (Gagnoa)
19691970 aumônier à l’hôpital de Bourg
1970-1980 Chaponost, procure

décédé à Chaponost, France, le 12 mai 1980,
à l'âge de 70 ans


Le père Claude DAUVERGNE (1910 - 1980)

Claude Dauvergne est né le 2 juin 1910 à Dyo (Saône-et-Loire). Il fait ses études secondaires au petit séminaire Saint-Hugues de Paray-le-Monial. Il entre au grand séminaire d'Autun, où il étudie la philosophie scholastique de 1929 à 1931. Après une année de service militaire, il poursuit sa formation théologique au grand séminaire des Missions Africaines à Lyon. Il est ordonné diacre le 22 décembre 1934, et prêtre le 6 janvier 1935.

Sa première affectation est pour enseigner au petit séminaire de Pont-Rousseau. Il accueille avec joie cette nomination : du moment que je suis appelé auprès de la jeunesse, c'est une vraie faveur de Notre-Seigneur. Il est professeur d'une classe de sixième de 40 élèves.

Le 12 juin 1936, il réitère au Conseil provincial son désir de partir pour nos missions de la Côte occidentale. Vous savez bien que j'aurais déjà tant voulu partir l'an dernier. Sa demande est agréée : il est affecté en Côte-d'Ivoire. Le 17 octobre 1936, il arrive à Gagnoa, où il va être le vicaire du père Colombet. Il visite régulièrement Soubré et Sassandra, d'où il rayonne dans les villages d'alentour. Ses tournées durent de deux à trois semaines. Décrivant son travail et celui de son supérieur, il écrit : Chaque mois, le missionnaire fait une tournée pour administrer les sacrements, encourager les chrétiens, parler longuement avec les païens et surveiller les catéchistes dans leur enseignement. (In L'Echo des Missions Africaines, août-septembre 1937)

En 1940, un vicariat apostolique est créé à Sassandra. Le nouveau vicaire apostolique, monseigneur Kirmann, demande bientôt au père Dauvergne d'ouvrir une mission à Soubré. C'est là qu'il donne toute sa mesure. Les chrétiens de Soubré se souviennent : En 1942, le vent a détruit la chapelle en bois. Alors, le père célébra la messe dans le salon de sa maison durant deux ans, le temps de construire une chapelle en 1944. Pour faire cette construction, le père fut aidé par le frère Octave. En même temps, on construisait aussi l’école. En 1943, on avait déjà 3 classes, avec un directeur bété. Bernard Séryam lui servait de cuisinier, de traducteur et de guide. Bernard, qui vit encore aujourd’hui, garde de bons souvenirs du père Dauvergne qui était très vif, qui s’enflammait vite, mais qui savait aussi oublier et restaurer l’amitié avec son entourage. (Soubré, le cinquantenaire. Numéro spécial du bulletin Lumière sur Nawa de 1992) En 1945, ses supérieurs le rappellent en France comme responsable des vocations à Chamalières.

Dès 1948, il a la joie de retrouver la Côte-d'Ivoire, et plus précisément la mission de Soubré. En 1960, fatigué, il demande à rentrer quelques années en France, où il accepte de reprendre le professorat. Le provincial offre au vieux missionnaire qu'il est un travail encore plus allégé : Mieux qu'une classe qui demande pas mal de préparation, surtout pour un vieux missionnaire comme vous, une surveillance pourrait vous convenir. Nous avons donc décidé de vous confier cette charge dans notre maison de Pont-Rousseau. Le corps professoral y est jeune, vous y retrouverez un certain nombre d'anciens Ivoiriens qui lui donneront une allure vraiment missionnaire. (Nomination du 23 mai 1960)

Il va se plaire dans ce service. Les élèves le trouvaient un peu sévère, mais le reconnaissaient comme un homme juste. Avec les confrères, il était un homme charmant, dira le père Fénéon, alors provincial, lors de ses funérailles, après avoir glané les impressions de ceux qui l'avaient connu à cette époque.

En 1966, le père Dauvergne se sent assez solide et demande à retourner en Côte- d'Ivoire. Il est alors affecté à la paroisse de Guitry, dans le diocèse de Gagnoa. Dans une brève présentation de son travail, il écrit : La mission de Guitry a la charge de vingt sept villages. Au point de vue religieux, douze chapelles, parfois très modestes, desservent ces villages. Deux pères se partagent le travail : le père Dauvergne dessert onze villages, répartis sur deux routes principales, avec seulement quatre chapelles. Son rayon d'action est d'une vingtaine de kilomètres. (In L’Echo des Missions Africaines, mai 1968) En décembre 1967, il a la joie de voir s'installer, dans la paroisse de Guitry, deux religieuses qui se proposent d'y ouvrir un dispensaire et une école pour les filles, dès que les bâtiments seront prêts.

Il rentre en France en 1969 et accepte un poste intérimaire d'aumônier à l'hôpital de Bourg-en-Bresse. En 1970, il est affecté à la procure de Chaponost. Il aura la joie de passer deux mois à Soubré, du 15 décembre 1978 au 15 février 1979, où le père Nachon, alors curé de cette paroisse, l'a invité. En le faisant venir, nous voulions le fêter. Mais c'est lui qui ne cessait de remercier, témoignera le père Nachon lors des funérailles du père Dauvergne.

Sa mort sera brutale. Le père Dauvergne décède dans un accident de voiture, à Chaponost, le 12 mai 1980. Le père Fénéon, provincial, résume ainsi son séjour à Chaponost : Les confrères de la communauté et tous ceux qui l’approchaient appréciaient son sens de l'accueil et sa grande délicatesse, liée à une 'pincée d’humour'. Le seul sentiment qui nous anime est un sentiment de reconnaissance pour ce cher père Dauvergne qui, durant toute sa vie et malgré une santé fragile, a toujours été un homme animé d'une grande foi, d'un sens aigu du travail bien fait et d'un grand amour de la mission.