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Société des Missions Africaines –Province de Strasbourg
Le Père Michel CONVERS
né le 11 novembre 1919 à Breurey-les-Favemey
dans le diocèse de Besançon, France
membre de la SMA le 1er juillet 1949
prêtre le 6 juillet 1949
décédé le 16 décembre 2000
Père Michel Convers

1949-1988 missionnaire en Côte-d'Ivoire
diocèses de Khorogo-Katiola et Bouaké (Botro)
1989-2000 Le Zinswald, retiré

décédé au Zinswald (France), le 16 décembre 2000,
à l'âge de 81 ans


Le père Michel CONVERS (1919 - 2000)

Le Père Michel CONVERS est décédé rapidement à la maison des Missions Africaines au Zinswald , près de Sarrebourg, le 16 décembre 2000. Il vivait de façon discrète et a voulu quitter ceux avec qui il côtoyait dans la même discrétion, car dans ses volontés testamentaires il a demandé expressément qu’il n’y ait « aucune notice nécrologique, aucun faire part, aucune parution dans aucune revue ». Nous voulons simplement rappeler les étapes de sa vie.

Il est né le 11 novembre 1919 à Breurey les Faverney, en Haute Saône. Il a fait ses études de philosophie et de théologie chez les Pères Blancs de 1938 à 1948, études longtemps interrompues par la guerre à laquelle il a participé de mai 1940 à octobre 1945. Il était fier d’avoir pu ainsi donné son temps et ses forces pour défendre le pays, fier aussi des distinctions et décorations qu’il avait méritées. Il a prononcé son serment d’appartenance à la Société des Missions Africaines le 1er juillet 1949 et a été ordonné prêtre quelques jours plus tard, le 6 juillet. Il est parti pour la Côte d’Ivoire en novembre 1949 où il est resté, sauf les congés, jusqu’en 1988. Il a servi dans les diocèses de Korhogo-Katiola et Bouaké (Botro). Il s’est beaucoup intéressé à l’anthropologie, à la culture africaine, à l’art local chez les Senoufos et les Baoulés. Il a patiemment recueilli les spécimens les plus beaux et les plus significatifs et a publié des articles de qualité dans des revues spécialisées. Il s’est initié aux moyens modernes de l’audio-visuel, les utilisant pour la catéchèse.

En mars 1989, il a rejoint le Zinswald. Il a continué ses recherches et études sur l’art et les traditions sénoufos, produisant encore des articles et laissant derrière lui beaucoup de dossiers et de notes. Il a été enterré dans son village natal le 20 décembre 2000. Lors de ses funérailles a été lue la prière qu’il avait lui-même composée pour se préparer au grand passage et que nous reproduisons ci-dessous.

Je m’abandonne à toi

J’aimerais être assez conscient
Pour redire la parole du Sauveur
« Père, entre tes mains je remets ma vie. »
Elle a eu ses peines et ses joies,
Ses échecs et ses succès,
Ses ombres et ses lumières,
Ses fautes, ses erreurs et ses insuffisances,
Et aussi ses enthousiasmes, ses élans et ses espérances.

J’ai terminé ma course.
Que je m’endorme dans ta paix et dans ton pardon !
Sois mon refuge et ma lumière.
Je m’abandonne à toi.
Je vais entrer dans la terre.
Mais que mon ultime pensée soit celle de la confiance.
Puissé-je alors me rappeler le verset cité par Saint Paul :
« Eveille-toi, ô toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ ! »

Sûr de ta parole, Seigneur,
Je crois que je revivrai avec tous les miens
Et avec la multitude de ceux
Pour qui tu as donné ta vie.
Alors la terre sera rénovée, réhabilitée,
Et il n’y aura plus ni mort, ni peur, ni larme.