Imprimer

Société des Missions Africaines

FRANCOIS Justin né le 8 août 1862 à Auzécourt
dans le dans le diocèse de Verdun, France
membre de la SMA à Noël 1884
prêtre le 15 août 1886
décédé le 28 mai 1895

1886-1895 missionnaire à la Côte du Bénin
Abeokuta, Oyo

décédé à Lagos, Nigeria, le 28 mai 1895,
à l’âge de 33 ans

 


Le père Justin FRANÇOIS (1862 - 1895)

A Lagos, le 28 mai 1895, retour à Dieu du père Justin François, à l'âge de 33 ans.

Né à Auzecourt, dans le diocèse de Verdun, en 1862, Justin François arrivait à Lyon en 1882, ayant achevé ses études au petit séminaire de son diocèse. Après son ordination en 1886, le père François partait pour le vicariat de la Côte du Bénin. Après un court séjour à Abeokuta, il allait à Oyo "la Glorieuse" comme vicaire du légendaire père Vermorel. Obligé de rentrer en France en mai 1888, il retournait vers le Bénin en octobre et était nommé supérieur d'Abeokuta, la capitale des Egbas. En 1890, le père Coquard lui fut adjoint comme vicaire. Tous les deux se mirent à l'école de Pierre Claver: "Un ventre vide n'écoute pas ce qu'on lui dit". C'est par le corps que, souvent, on arrive à l'âme. Déjà avant l'arrivée de celui qui allait devenir le "grand médecin", (père Coquard), le père François avait fondé un petit dispensaire et une petite colonie de lépreux qu'il visitait et soignait régulièrement. Aidé par un grand don d'observation et un travail persévérant, il avait acquis des connaissances médicales assez sérieuses et il lui arrivait même, à l'occasion, de pratiquer la chirurgie.

Le père François, homme charmant, à la charité inépuisable, poussait au maximum l'amour des Noirs. "Il était la charité même." Il amenait à la mission malades et estropiés, si bien qu'il y avait des malades partout. Ses confrères le plaisantaient un peu, mais le père répondait: "Mon cher, mon cher, il ne faut pas en rire, ce sont eux qui attirent la bénédiction du ciel sur la mission."

Le père François rêvait d'un véritable hôpital et d'une véritable léproserie, mais les finances lui manquaient et Mgr Chausse n'avait rien à lui donner. Chaque malade dut apporter une pierre, et c'est ainsi que, peu à peu, les matériaux furent à pied d'œuvre. La réalisation de la léproserie et de l'hôpital était réservée au père Coquard.

Fin 1894, le père François était revenu à Abeokuta, après avoir passé un an à Oyo pour remplacer le père Vermorel en congé en France. Bien que n'ayant pas encore 33 ans, le père François était épuisé et il songea à rentrer pour aller à Lourdes demander sa guérison. La mort du père Sédant l'affecta beaucoup et le voyage qu'il fit à Lagos à cette occasion (début février 1895) le fatigua beaucoup.

Le père François mourut près du père Coquard, dans la pirogue qui le transportait sur l'Ogun vers Lagos où il devait s'embarquer.

"Le père François a toujours donné pleine satisfaction... Un des missionnaires sur lequel nous comptions le plus comme intelligence, bon esprit et capacité dans la conduite des œuvres." (père Planque)