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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

ROY Joel né le 18 juillet 1926 à Nantes
dans le diocèse de Nantes, France
membre de la SMA le 25 juillet 1949
prêtre le 30 juin 1952
décédé le 2 juillet 1996

1953-1957 missionnaire en Egypte, Tanta
1957-1987 missionnaire en c
1957-1964, directeur de l'Enseignement, Gagnoa
1964-1974, Oumé
1974-1978, Dabou, vice régional
1978-1982, Bouaké, supérieur du séminaire
1982-1987
Soubré, curé
1987-1991 Lyon 150, supérieur
1991-1996 missionnaire en Côte-d'Ivoire
1991-1994, Tabou
1994-1996, San Pedro

décédé à Montpellier, France, le 2 juillet 1996,
à l'âge de 69 ans


Le père Joël ROY (1926 1996)

Joël Roy naît le 18 juillet 1926 à Nantes, dans une famille très chrétienne, et dont le père est inspecteur de conserveries. Il est baptisé le lendemain de sa naissance, dans l’église Saint-Nicolas. Il aura une sœur et trois frères.

Il fera ses études primaires et secondaires à l’Externat-des-enfants-nantais et les terminera en 1947, en obtenant le baccalauréat au collège Saint-Michel des Sables-d’Olonne. Au cours de ses années d’études, très bonnes appréciations des directeurs de collège, ainsi que du curé de la paroisse Notre-Dame de Bon-Port : Je suis heureux d’attester que Joël Roy est l’un des meilleurs jeunes gens de la paroisse. D’une famille très pieuse, très dévouée aux œuvres. Tout au long de ses études au séminaire, très bonnes appréciations de ses supérieurs.

En 1947 et jusqu’en février 1948, Joël accomplira son service militaire. Il demande alors à entrer aux Missions Africaines. Il rejoint donc le noviciat de Chanly, où il prononcera son premier serment le 25 juillet 1949. Il entre ensuite au grand séminaire de Lyon où, au terme de ses quatre années d’études, il est admis, le 10 février 1952, à prononcer son serment perpétuel et à recevoir les ordres majeurs. Il est ordonné prêtre le 30 juin 1952.

Le 23 juin 1953, le conseil provincial lui adresse son affectation pour l’Egypte : c’est certainement un grand sacrifice que vous faites volontiers en acceptant cette nomination, un sacrifice qui sera, nous en sommes certains, une source de nombreuses bénédictions pour votre ministère. Il est désigné pour le collège de Tanta. Il n’y restera qu’un séjour puisque, le 20 juin 1957, il est mis à la disposition de monseigneur Etrillard qui lui confie la direction de l’Enseignement pour le diocèse de Gagnoa, en Côte-d’Ivoire. En 1964, il devient curé de la paroisse de Oumé où il restera 10 ans, puisqu’en 1974, ses confrères lui manifestent leur confiance en le choisissant comme vice-régional. Nous te remercions de bien vouloir accepter ce service, persuadés que tu pourras aider efficacement le supérieur régional dans sa fonction de lien d’unité entre les confrères et l’épiscopat. Le Père Joël Roy réside à Dabou où il seconde le père Georges Lejeune, régional, et d’où il rend visite aux confrères dans leurs missions.

En 1978, on le trouve à Bouaké où il vient d’être nommé supérieur du "moyen séminaire", mais Joël n’oubliera pas son diocèse de Gagnoa qu’il rejoindra, pendant les vacances, pour aider ses confrères de Tabou et Soubré. Le 22 janvier 1981, il signale le passage des 8 évêques de la Conférence épiscopale venus visiter leurs séminaristes, leur manifestant leur attachement. Le séminaire compte alors 37 élèves.

Le 25 juillet 1982, il est en congé en France. A son retour en Côte-d’Ivoire, il rejoint la mission de Soubré dont il a été nommé responsable. Il écrit : A Soubré, tout va bien pour le moment. Pendant ces 9 mois, j’ai surtout regardé. Pendant les vacances, nous essayons de mettre le foyer des jeunes en état et, le 23 juillet 1984 : Je me sens évidemment plus à l’aise dans le ministère à Soubré que dans l’animation d’un séminaire. A Pâques, nous avons eu de nombreux baptêmes (343 adultes et 90 bébés) échelonnés sur 4 semaines. Belles fêtes, mais c’est bien fatigant. En décembre 1985 , il écrit encore : Noël s’est fort bien passé ici ; beaucoup de confessions, beaucoup de kilomètres surtout, beaucoup de chants en bété, en baoulé, en moré et en français.

Mais ce ministère qu’il aime va prendre fin, car, en mai 1987, il reçoit une lettre lui apprenant la décision du conseil provincial de le nommer supérieur de la maison du cours Gambetta de Lyon. Le "150" représente une des communautés les plus importantes de la Province. C’est dire que le rôle du responsable est essentiel pour assurer la bonne marche de la communauté, et maintenir en elle une atmosphère fraternelle et évangélique et, pour cela, le conseil provincial vous exprime sa confiance. Malgré les difficultés qu’il rencontre en tant que supérieur, le père Roy s’efforce, tout au long de son mandat, de tout faire pour garder l’unité dans cette communauté du 150, et pour maintenir l’esprit missionnaire parmi les confrères, en ayant toujours le souci du rayonnement missionnaire de la maison dans la région lyonnaise. En 1991, à la fin de son mandat, selon son désir, il est mis à la disposition du supérieur régional de la Côte-d’Ivoire.

Dès le mois de septembre, le père Roy a rejoint la paroisse de Tabou qu’il connaît bien et qui fait partie maintenant du nouveau diocèse de San-Pedro. Un gros travail l’y attend, ainsi que lui avait rappelé la lettre du conseil provincial du 3 juillet 1991 : La paroisse de Tabou t’attend avec ses chrétiens, mais aussi ses païens et les nombreux réfugiés dans toute la région. Ton rôle ne sera pas facile. Le conseil t’encourage à aider tous ces Libériens en plein désarroi. Il reçoit, sans tarder, les encouragements et les remerciements de monseigneur Djabla, 1er évêque de San-Pedro : Vous êtes déjà dans la paroisse, en train de parcourir villages et campements pour y annoncer la Bonne Nouvelle, à la suite de tous ceux qui vous ont précédé. Merci pour tout ce travail missionnaire. Le père restera 3 ans à Tabou et, en octobre 1994, il est nommé à San-Pedro où il est chargé de la comptabilité diocésaine.

Mais, le 13 février 1996, le père Roy est rapatrié sanitaire et admis à la maison de retraite des Missions Africaines à Montferrier. Il décède le 2 juillet 1996 à 69 ans.

Toute sa vie, le père Roy restera un homme disponible pour les tâches qui lui furent proposées. Il gardera toujours son esprit missionnaire. Comme il le dit dans son courrier, son rêve aurait été d’aller dans des zones de première évangélisation, laissant le travail paroissial au clergé diocésain. Il n’a pu totalement le réaliser, appelé qu’il fut à d’autres services.