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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

MASSON Eugène né le 30 décembre 1900 à Combourtillé
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 27 juin 1923
prêtre le 29 juin 1925
décédé le 25 août 1964

1925-1936 missionnaire en Côte-d'Ivoire
1936-1939 Martigné-Ferchaud, puis repos
1939-1964 Pont-Rousseau, professeur

décédé à Nantes, France, le 25 août 1964,
à l'âge de 64 ans


Le père Eugène MASSON (1900 - 1964)

Eugène Masson est né le 30 décembre 1900 à Combourtillé, en Ille-et-Vilaine. Il fréquente l'école communale à Billé, village voisin, de 1906 à 1912. Sa famille consent à l'envoyer à Pont-Rousseau où il suit les études secondaires de 1912 à 1918, en bon élève. Il rejoint le grand séminaire du 150, à Lyon, le 8 octobre 1918.

En 1920, il accomplit son service militaire à Rennes. Mais, en 1921, il doit partir en Syrie. Il passe la fête de Pâques à Beyrouth, au Liban. Arrivé à Adana, en Cilicie, il y passe un séjour calme comme professeur, secrétaire et ordonnance de l'aumônier. Il fait aussi un petit séjour en Syrie. En mars 1922, la libération s'annonce. Il est bientôt de retour à Rennes où il est démobilisé.

Le 29 septembre 1922, il retrouve le séminaire du 150, prononce son serment le 27 juin 1923. Le 29 juin 1925, il est ordonné prêtre.

Désigné pour la Côte-d'Ivoire, il arrive à Abidjan le 9 novembre 1925. Nommé à Abidjan, il est d'abord vicaire, puis curé en 1930. Il décrit avec force détails les factoreries, maisons, lagunes, chalands, signale le chemin de fer en construction, les diverses cultures, l'expansion du christianisme vers l'intérieur. La mission s'étend sur 350 km, trop grande pour deux pères. Bientôt sont fondées les missions de Bouaké et d’Agboville. Peu à peu, de nombreux catéchumènes sont inscrits, le nombre de catholiques s'amplifie dans les quartiers, les villages. La petite église d'Abidjan devient vite trop restreinte. Les 2/3 des fidèles restent dehors pendant les offices. Le projet d'une vaste église s'impose. Un comité est formé pour réunir les fonds nécessaires. Les prévisions laissent espérer trouver un quart de la somme sur place.

En 1934, nous retrouvons le père à Gagnoa, avec les pères Colombet et Bernard. Ces derniers sillonnent le secteur de Dabou et Sassandra, loin de Gagnoa où le père Masson se retrouve souvent seul. La vie et le travail à Gagnoa usent. Le Père Masson, fatigué, parle de son retour en France. Le 17 mai 1936, il quitte Gagnoa et embarque à Abidjan, laissant la mission avec un seul prêtre, le père Colombet.

En juillet, on estime qu'il a besoin d'un long repos. C’est pourquoi, il est affecté à Martigné-Ferchaud, où, durant l'année 1937, il suit aussi un traitement des yeux et du foie. En 1938, rétabli, on le nomme à Pont-Rousseau mais, en 1940, il est rappelé au service de l'armée, avec le grade de brigadier. L'invasion allemande met fin, très vite, à ce court épisode militaire.

Le Père revient à Pont-Rousseau comme enseignant et surveillant. Il y passera 25 années dans l’enseignement, de façon réservée, effacée, en homme de devoir, malgré quelques difficultés pour maîtriser les leçons de sciences, et supporter les réactions des élèves qui le raillent quelque peu. Plus tard, il se sentira plus à l’aise dans l’enseignement de l’histoire et de la géographie.

En 1950, c'est la célébration de son jubilé d'argent, avec le frère Félix Abguillerm ; puis les années s'écoulent. En 1964, une toux persistante l'inquiète. Puis, un petit bouton apparaît vers la gorge, dont il ne peut guérir, car une tumeur cancéreuse ronge tout le côté du cou. Le 8 mai, le père s'évanouit une première fois, à table. En accord avec le docteur, le père Durif fait part de la réalité de son état au père Masson : il est atteint d’un cancer. Le coup est très dur, mais assumé. Il meurt le 25 août et est inhumé dans le caveau des Missions Africaines, à Rezé.

Homme et prêtre effacé, ponctuel, consciencieux, il a supporté avec patience peines et rebuffades, sans le laisser paraître, attendant, avec foi et courage, l'heure du Seigneur.