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Société des Missions Africaines

BONHOMME Emile né le 12 août 1853 à Saint-Amans
dans le diocèse de Mende, France
membre de la SMA le 15 août 1895
prêtre le 5 juillet 1879
décédé le 28 août 1928

ordonné chez les Pères Blancs
1879-1893 missionnaire en Kabylie, Zanzibar
puis encore en Afrique du Nord

1893-1985 il faut deux ans de noviciat
1895-1922 missionnaire en Côte-d'Ivoire 
1922-1924 missionnaire en Egypte
1924-1928 préfecture de Korhogo, Côte-d'Ivoire,

décédé à Sinématiali, Côte-d'Ivoire, le 28 août 1928,
à l’âge de 75 ans


Le père Emile BONHOMME (1853 - 1928)

A Sinématiali (Côte-d'Ivoire), le 28 août 1928, retour à Dieu du père Emile Bonhomme, à l'âge de 75 ans.

Emile Bonhomme naquit à Saint Amans (Lozère), dans le diocèse de Mende, en 1853. Il fit ses études secondaire et sa philosophie dans son diocèse et entra chez les pères blancs. Il y fut ordonné prêtre en 1879. Il travailla comme missionnaire en Kabylie (Algérie), jusqu'en 1890. Il partit pour le Zanzibar, où il resta 6 mois, puis revint en Afrique du Nord où il œuvra en Tunisie, puis en Algérie. En 1893, le père Bonhomme quittait la Société des missionnaires d'Afrique pour rentrer aux Missions Africaines.

Le père Planque réclama un noviciat de deux ans à l'ardent missionnaire, tout en lui demandant d'assurer un professorat à Richelieu. Le père Bonhomme fit le serment le 15 août 1895 et fut désigné pour aller avec le Père Hamard prendre possession de la nouvelle préfecture de Côte-d'Ivoire. Le 28 octobre 1895, les deux missionnaires débarquaient à Grand-Bassam. Le père Bonhomme échappa aux terribles épidémies de fièvre jaune. Il fonda les missions de Memni (1895), où il eut bien des difficultés pour empêcher des sacrifices humains; d'Assinie (1897) dans le plus grande pauvreté; d'Aby (1900), d'Aboisso (1905) où un toit de feuillage lui servit de demeure ainsi qu'au frère Charles qui l'accompagnait.

Pro-préfet en 1907, le père Bonhomme continua son labeur à Aboisso jusqu'en 1921. A cette époque, quelque peu dépassé par les problèmes nouveaux, et même, on peut dire, un peu perdu par la "modernisation" de l'apostolat, le père Bonhomme, à la demande de ses supérieurs, était retenu en France pour s'occuper du recrutement. En 1923, il était nommé en Egypte. Ce fut pour lui une rude épreuve, mais docile il partit vers son nouveau champ d'apostolat.

Peu après son arrivée au delta du Nil, dans une lettre magnifique, le père Bonhomme demandait à retourner mourir en Côte-d'Ivoire. Le père Chabert jugea qu'en raison du long séjour du père en Côte-d'Ivoire, de son grand travail, ses désirs méritaient d'être pris en considération. Dès 1924, le père Bonhomme part pour la préfecture de Korhogo, en haute Côte-d'Ivoire. Il reprend sa tâche avec ardeur, mais il n'est plus jeune. En 1927, il est à Tafiré, et fait tout son possible pour laisser ouverte cette station. Mais, en raison de l'apathie des habitants, Mgr Diss décide de la fermer. Le père Bonhomme est alors nommé à Sinématiali.

Il fut un zélé et grand missionnaire. Sévère pour lui, il l'était aussi pour les autres. Il admettait difficilement les indults mitigeant les lois du jeûne et de l'abstinence. Malgré son austérité, le père Bonhomme était aimé de tous, surtout des petits enfants, car il était toujours très bon pour les enfants. Il puisait sa force missionnaire près du tabernacle, où il passait de longues heures, seul avec le Christ, à genoux.

Les deux fondateurs de la mission de Côte-d'Ivoire continuent à veiller sur leur mission. L'un est inhumé au sud, l'autre au nord. Entre la tombe du père Hamard à Moossou et celle du père Bonhomme à Sinématiali ont prospéré les nombreuses missions qui font la grandeur de l'Eglise en Côte-d'Ivoire.