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Société des Missions Africaines – Province de Lyon

 couedel  Le Père Constant COUËDEL
né le 27 août 1924 à Blain
dans le diocèse de Nantes (France)
membre de la SMA le 28 juillet 1946
prêtre le 9 février 1950
décédé le 28 décembre 1950
 1950 part en Côte-d'Ivoire,
vicariat d'Abidjan 
décédé à Bongouanou, Côte-d'Ivoire, 
le 28 décembre 1950, à l’âge de 26 ans

Le père Constant COUËDEL (1924 - 1950)

A Bongouanou (Côte-d'Ivoire), le 28 décembre 1950, retour à Dieu du père Constant Couëdel, à l'âge de 26 ans.

Constant Couëdel naquit à Blain, dans le diocèse de Nantes, en 1924. En 1935, il entrait à Pont-Rousseau. En 1944, il arrivait au noviciat nanti de ses deux bacs et d'une solide réputation de sportif (excellent goal).

Il remplit avec le plus de patience possible la fonction de maître de chant. Dès cette époque s'affirmaient en lui ses qualités de bon sens et de droiture, de modestie souriante, qui tempéraient une vivacité naturelle, parfois caustique, toujours entreprenante. A l'aise avec les plus "sérieux", comme avec les plus "joyeux" de ses confrères, il avait appris cette délicatesse et cette facilité d'adaptation dans une ardente dévotion à la Vierge Marie.

Prêtre le 9 février 1950, fin septembre il s'embarque pour le vicariat d'Abidjan.

Nommé à Bongouanou, il y fut chargé de la direction de l'école et des travaux manuels de la mission. Il faisait aussi des tournées en brousse. C'était un missionnaire au grand cœur. Sa parole ferme et confiante, toute sa personne si accueillante ont été pour beaucoup dans le témoignage incroyable de sympathie et de vénération que les Noirs lui ont spontanément rendu à l'annonce de sa maladie et de sa mort.

Au moment de Noël, le père Couëdel, se senta fatigué, reste à garder la mission principale. Il ne put célébrer la messe de minuit. Tous s'empressèrent pour lui prodiguer les meilleurs soins. Tout fut inutile et le jeune père mourut d'une "accès pernicieux".

"Vous écrirez chez nous que je meurs pour l'Afrique. Père, il ne faut pas se faire illusion, tout est fini; je n'ai pas peur de la mort; j'offre ma vie pour les chrétiens et les païens de Bongouanou. [...] Je vois bien qu'on est prêtre en vivant, mais surtout en souffrant et en mourant. [...] Sainte Vierge, venez me prendre en votre paradis. [...] Dis donc, infirmier, promets-moi de te convertir."

C'est en foule que chrétiens et païens de Bongouanou et des environs assistèrent à l'enterrement et firent célébrer de nombreuses messes pour ce père qui n'avait passé que deux mois au milieu d'eux.

La chanson de cours, composée par le père Couëdel, se terminait ainsi:

"Travailleur exténué qui succombe
Sans avoir achevé ton sillon,
Réjouis-toi, car demain sur ta tombe
Mûriront d'opulentes moissons!"

"Grande fut notre douleur, car, bien que le père Couëdel n'ait vécu que deux mois parmi nous, il avait conquis tout le monde. Dieu a voulu faire de lui un protecteur pour nos missions; inclinons-nous sous la main divine qui nous frappe." (Mgr Boivin)