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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

GUEGADEN Pierre né le 22 avril 1908 à Plonéour
dans le diocèse de Quimper, France
membre de la SMA le 28 juillet 1929
prêtre le 8 juillet 1933
décédé le 15 août 1987

1933-1936 Baudonne, puis Offémont, professeur
1936-1942 Les Naudières, professeur
1942-1947 missionnaire en Côte d’Ivoire, Bingerville, professeur
1947-1952 Chanly, supérieur
1952-1969 missionnaire au Dahomey
1952-1963, Ouidah et vicaire général
1963-1969, Dassa-Zoumé
1969-1971 Chaponost, responsable
1971-1976 missionnaire au Dahomey, Abomey
1976-1979 Chamalières, procure
1979-1983 Paris, procure
1983-1984 Lyon, aumônier de "Ma Demeure"
1984-1987 Montferrier, retiré

décédé à Montferrier, France, le 15 août 1987,
à l'âge de 79 ans


Le Père Pierre GUEGADEN (1908 - 1987)

Pierre Guégaden est né dans le Finistère, à Plonéour-Lanvern, le 22 avril 1908. Il fait son école primaire dans son village puis entre au séminaire des Missions Africaines à Pont-Rousseau, où il fait toutes ses études secondaires avant d’aller au noviciat à Chanly en Belgique. A la fin de son noviciat, il est admis comme membre des Missions Africaines en 1929. Il fait ses études théologiques au séminaire des Missions Africaines, à Lyon, où il est ordonné prêtre, le 8 janvier 1933.

Il est d’abord nommé professeur de 5ème à Baudonne pour quelques mois. Puis, il est envoyé comme professeur au séminaire sma à Offémont, dans l’Oise. En 1936, il rejoint le séminaire des Naudières, près de Nantes, où il enseigne jusqu’en 1942.

En 1942, ses supérieurs accèdent à son désir, plusieurs fois renouvelé, de partir en Afrique et le nomment en Côte-d’Ivoire, où il sera professeur au petit séminaire de Bingerville jusqu’en 1947. Il assure aussi, pendant un temps, la direction du grand séminaire qui débute. Tout cela ne l’empêche pas de s’adonner avec courage à l’étude de la langue ébrié, de s’occuper de l’évangélisation dans quatre villages et d’entreprendre la construction d’une église en briques.

En 1947, il est rappelé d’Afrique et nommé professeur de philosophie et supérieur du noviciat à Chanly, charge qu’il assumera pendant cinq ans jusqu’en 1952. Homme de devoir, droit et tenace, homme de foi aussi, toujours ponctuel à la prière, homme joyeux qui ne manquait pas d’humour, il a été un exemple pour ses élèves.

En 1952, il repart pour l’Afrique mais, cette fois, c’est au Dahomey qu’il s’en va. Il est nommé professeur à Ouidah, au petit séminaire. Il en prendra la responsabilité en octobre 1959, succédant au père Francis Plumelet. Il assure, un temps, la direction du journal La Croix au Dahomey et la responsabilité de vicaire général.

En 1963, il est nommé curé de Dassa-Zoumé. Peu après son arrivée dans cette paroisse, en rendant visite à l’un de ses confrères, il est victime d’un accident de voiture sur la route de Bohicon à Zagnanado. Sa Renault R4 fait des tonneaux : il s’en sort, avec un traumatisme rénal et une côte fêlée. En 1965, il écrit que son état de santé laisse beaucoup à désirer. Cependant, en plus de son travail pastoral, il lutte contre les ravages du ver de Guinée en faisant creuser des puits. Mais le sol granitique, presque incassable, avec l’outillage dont il dispose, n’a pas permis d’achever la plupart d’entre eux. Il entreprend alors de construire une retenue d’eau en collaboration avec le pasteur protestant de la localité, ce qui permet une réserve d’eau de 170 000 m3 environ.

Après son congé en 1969, il est nommé supérieur de la maison des Missions Africaines à Chaponost. Il y reste deux ans, puis repart au Dahomey pour le diocèse d’Abomey. Après un temps à la cathédrale, il est nommé à Sinwé-Lègo pour y fonder la mission. Il y vit avec de petits moyens, très pauvrement, mais heureux de se dévouer à l’évangélisation de ce secteur rural. En 1976, très fatigué, il doit quitter sa paroisse et être rapatrié sanitaire. Ce sera son retour définitif en France.

De 1976 à 1979, il reste dans la maison de Chamalières puis, de 1979 à 1983, il demeure à la procure de Paris. C’est en 1983 qu’il rejoint la maison de retraite à Montferrier-sur-Lez dans l’Hérault. Il y vit dans la prière, la paix, la sérénité, toujours heureux et souriant. Petit à petit, il sent la fin venir. En 1987, il dit à ses confrères qu’il s’en ira le 15 août. Effectivement, lui qui avait une grande dévotion pour la Vierge Marie, elle lui fait ce petit signe en l’accueillant en la fête de l’Assomption. Ses obsèques sont célébrées à Montferrier-sur-Lez, en la maison de retraite des Missions Africaines.