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Société des Missions Africaines

BOUCHE Pierre né le 22 mai 1835 à Bagnères-de-Luchon
dans le diocèse de Toulouse, France
membre de la SMA le 9 juin 1865
prêtre le 30 juillet 1865
décédé le 10 septembre 1903

1865-1870 missionnaire au Dahomey
1870-1872 en France
1872-1875 missionnaire au Dahomey
1876-1902 en France, en paroisse

décédé à Luchon, France, le 10 septembre 1903,
à l’âge de 68 ans


Le père Pierre Bertrand BOUCHE (1835 - 1903)

A Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne), le 10 septembre 1903, retour à Dieu du père Pierre Bertrand Bouche, à l'âge de 68 ans.

Pierre Bouche naquit à Bagnères-de-Luchon, dans le diocèse de Toulouse, en 1835. Il fit ses études au petit séminaire de Polifnan et au grand séminaire de Toulouse Il fit du préceptorat à Toulouse pendant quelque temps et en 1864 entrait aux Missions Africaines. Il fit le serment le 9 juin 1965 et fut ordonné prêtre le 30 juillet suivant. Le père Bouche s'embarquait à Liverpool pour le vicariat du Dahomey en décembre 1965. Missionnaire à Porto-Novo, il devint bientôt le troisième supérieur local de Ouidah, et en 1868 il fonda la mission de Lagos, où il a déjà fait plusieurs voyages.

Sur la demande du père Courdioux, supérieur délégué, le père Planque le rappelle en Europe en décembre 1869. Avec le père Joret, le père Bouche part collecter de l'argent au Brésil. En octobre 1872, le père Bouche repart pour le vicariat de la Côte du Bénin comme supérieur délégué du père Planque. L'année suivante, il est remplacé comme supérieur délégué par le père Cloud qui ne tarde pas à demander à Lyon le rappel du père Bouche. Avant de rentrer définitivement en Europe, le père Bouche fonde la mission d'Agoué.

Il y avait comme deux hommes dans le père Bouche. Il n'est pas le même dans ses lettres au père Planque, lettres empreintes d'affection filiale et dans ses paroles vis-à-vis de ce même père Planque. Il n'est pas le même en Europe et en Afrique. Est-ce un effet du climat? Il se montre parfois insupportable, d'où ces rappels en Europe. Il aime l'Afrique, il aime de tout son cœur les Noirs, il aime la Société: "cette Société que je ne cesse pas d'aimer, même en la quittant", écrira-t-il.

En octobre 1875, le père Bouche est en France et le père Planque voudrait confier à ce missionnaire si capable, connaissant bien le nago, la préparation de livres en nago et en portugais pour les futurs missionnaires. En juin 1876, la dispense de serment est demandée; le 15 août suivant, le père Bouche devenait desservant d'Argut-Dessus, dans le diocèse de Toulouse. En juillet 1878, il devenait desservant de Ponlat et Taillebourg et, en 1889, desservant d'Huos. Partout il passa faisant le bien, partout il a laissé un vrai renom de piété, de zèle, de science même. Esprit curieux, original, cultivé, il savait occuper ses loisirs à des travaux intellectuels, utiles et instructifs. Deux opuscules sur Saint Bertrand témoignent de ses recherches et de son goût.

Son amour des Noirs et de l'Afrique le poussa à faire connaître son ancien champ d'apostolat, ses coutumes, sa langue dans des ouvrages où ont puisé tous ceux qui ont écrit après lui. En 1885, paraissait chez Plon, à Paris: "La Côte des Esclaves et le Dahomey, Sept ans en Afrique Occidentale". En 1893, il publiait un autre ouvrage consacré au Dahomey et à Porto-Novo. Les infirmités, conséquences de ses fatigues et de son séjour sur la côte africaine vinrent de bonne heure et, avec elles, la souffrance.

Le 31 août, il démissionnait et se retirait dans sa famille.