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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

LEGRAND Joseph né le 16 juillet 1884 à Paris
dans le diocèse de Paris, France
membre de la SMA le 22 décembre 1905
prêtre le 19 juillet 1908
décédé le 23 septembre 1968

1908-1914 missionnaire en Egypte
1914-1918 mobilisé
1918-1924 missionnaire en Egypte
1924-1936 missionnaire au Togo
1937 professeur à Ave en Belgique
1937-1939 procure de Paris
1939-1947 missionnaire au Dahomey
1948-1950 professeur au grand séminaire de Lyon
1950-1951 Le Rozay
1951-1968 La Croix-Valmer

décédé à Toulon, France, le 23 septembre 1968,
à l'âge de 84 ans


Le père Joseph LEGRAND (1884 - 1968)

Joseph Legrand naît à Paris dans le 14ème arrondissement le 16 juillet 1884. Il quitte Paris pour suivre ses études primaires à Bellac, en Haute-Vienne. Puis il commence ses études secondaires chez les frères des Ecoles Chrétiennes à Clermont-Ferrand, avant de rejoindre l’école apostolique sma de Richelieu. Il rejoint ensuite, le 7 avril 1903, le séminaire du Caire. Il y devient membre des Missions Africaines, le 22 décembre 1905. Il sera ordonné prêtre le 19 juillet 1908.

Le père Legrand est d’abord affecté en Egypte et nommé professeur au collège de Tanta. Très vite, il exprime son désir d’aller en Afrique noire. Monseigneur lui répond le 13 avril : Ce qui fait le mérite du missionnaire, ce n’est pas tel ou tel genre de travail, c’est la manière dont on s’acquitte du travail qu’on a à faire.

En 1914, il est mobilisé au 42ème régiment d’infanterie. Il est sur le front, vivant dans des conditions très difficiles. Il raconte qu’il a, quelquefois, l’occasion de célébrer la messe : il a, comme chandeliers, des fusées d’obus et, comme pupitre, des paquets de cartouches, pendant que, dans le plafond, les rats entendent la messe à leur façon. Il fait l’admiration de tous et obtient la croix de guerre en 1916. L’hiver 1916-1917 est terrible et, dans les tranchées, le froid atteint jusqu’à 20 degrés au-dessous de zéro. En septembre 1917, il fait l’objet d’une seconde citation pour son courage auprès des blessés, dans les combats du 20 au 25 août 1917. Dans les lettres de cette époque, on découvre un homme plein d’humour au milieu de l’épreuve et qui ne cesse de rêver à Choubra. La guerre achevée, le père Legrand rejoint l’Egypte. En 1922, on le trouve à Choubra, aumônier du collège Saint-Joseph de Koronfieh et vicaire de la paroisse.

Plusieurs fois, le père Legrand demande à ses supérieurs de pouvoir rejoindre les missions de la Côte occidentale d’Afrique. Cela lui est finalement accordé en 1924. Le 27 octobre, il débarque au Togo où l’attend monseigneur Cessou. Il est d’abord nommé vicaire à Tsévié, où il est impressionné par la vitalité de la communauté chrétienne. De 1926 à 1930, on le retrouve à Togoville où il est directeur de l’école des catéchistes. Il doit s’occuper de l’intendance et cela lui pose quelques soucis. Pour mieux réaliser son travail, il apprend la langue locale, qu’il parlera couramment. En 1930, à l’occasion de son congé, on lui demande de rester quelques mois en France. A son retour, en mai 1931, il est nommé directeur des écoles à Lomé. Sa trop grande sévérité lui pose quelques problèmes. C’est pourquoi, il est nommé curé d’Atakpamé en 1932. Il y restera jusqu’en 1936.

En 1936, lors de son congé, on lui propose de demeurer en France comme professeur à Saint-Priest. Finalement, c’est à Ave qu’il sera nommé pour remplacer un confrère malade. L’année suivante, il est affecté à la procure de Paris pour y seconder le père Duhil. Le 10 juillet 1939, le père Boucheix, vice-provincial, lui annonce qu’il est désigné pour la mission du Dahomey où l’attend monseigneur Parisot. Il est nommé au grand séminaire Saint-Gall où il va demeurer pendant 8 ans. Mais sa santé commence à lui poser de sérieux problèmes, si bien qu’il doit rentrer en France, épuisé, le 5 avril 1947. Ses anciens élèves de Ouidah parleront de lui comme d’un homme rigoureux, méticuleux.

Nommé au grand séminaire de Lyon, il y restera deux ans comme professeur de liturgie et de pastorale. Fatigué, il est affecté au Rozay en septembre 1950, avant de rejoindre la maison de retraite de La Croix-Valmer dès le mois de mai 1951. C’est là qu’il fêtera ses noces d’or, le 19 juillet 1958.

En 1968, le père souffre d’une maladie intestinale qui le conduit à l’hôpital de Toulon. Il y décède le 23 septembre 1968, à l’âge de 84 ans. Il est inhumé dans le caveau sma de La Croix-Valmer. Le 28 novembre 1984, ses restes seront transférés au cimetière intercommunal de La Croix-Valmer-Cavalaire.