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bergotte Société des Missions Africaines – Province de Lyon

Le Père Pierre BERGOT

Né le 16 octobre 1929 à Brest (29) diocèse de Quimper.

Membre de la SMA le 25/07/1951

Ordonné prêtre le 07/12/1954

 

 

 

1955-1962

Pont-Rousseau

Professeur

1962-1963

Bingerville (Abidjan)

Professeur

1963-1964

St-Michel d’Adjamé (Abidjan)

Vicaire et étudiant à la fac (anglais)

1964-1965

Saint-Paul d’Abidjan (Abidjan)

Vicaire et prof. au collège N-D d’Afrique

1965-1970

Rezé et Pont-Château

Professeur

1970-1973

Saint-Michel d’Adjamé

Vicaire, dessert Anono

1973-1978

Collège Ch. de Foucault à Brest

Professeur

1978-1980

Saint-Martin de Brest

Vicaire, puis chômeur

1980-1983

Rezé

Supérieur de la communauté

1983-1989

Cape Town (Afrique du Sud)

Vicaire, aumônier des Français

1989-1992

Rome généralat

Secrétaire francophone

1992-1998

Cape Town

Curé de St Ninian’s catholic Church

1998-1999

Nice, Sainte-Monique

Vicaire

1999-2001

Nice, Saint-Roman et Colomars

Administrateur et chapelain des sœurs augustines de la Consolation

2001-2004

Pégomas (Nice)

Paroisse

2004-2011

Grasse

Aumônier de sœurs

2011-2018

Montferrier

Retiré

Décédé à Montpellier le 11 novembre 2018

à l’âge de 89 ans

Les funérailles ont été célébrées

le mercredi 14 novembre à 14h30

à Montferrier (34)

 

Pierre BERGOT
1929 – 2018


Il est né le 16 octobre 1929 à Brest dans une famille de
16 enfants. Il entre à Pont-Rousseau en 1949, obtient ses deux parties du baccalauréat et continue à Chanly
pour son noviciat. Son supérieur notera en fin
d’année : « prend facilement des initiatives – a besoin d’être contrôlé. » Il fera sa deuxième année de théologie à Dromantine en Irlande, ce qui explique ses compétences en anglais. Il sera ordonné prêtre le 7 décembre 1954.

Le professorat : 1955 – 1970
En 1955, il est nommé professeur à Pont-Rousseau. Il y enseigne l’anglais et prépare en même
temps une licence. Mais il échoue à un certificat de licence en juin 62. Le Père Jean Marie Favier
lui envoie alors sa nomination pour l’archidiocèse de Cotonou. 3 semaines après, nouvelle nomination, pour la Côte d’Ivoire cette fois-ci où il pourra terminer sa licence. Il enseigne au petit séminaire de Bingerville. Dès 1963, il rejoint St Michel d’Adjamé où il sert comme vicaire et suit les cours d’anglais à la fac. Son diplôme en poche il déménage à St Paul d’Abidjan et va donner des cours au collège N.D d’Afrique au cours de l’année scolaire 64-65. Mais en 64, son papa décède et il exprime le désir de rentrer pour assister sa vieille maman, ce qui lui est accordé et dès la rentrée de 1965, il se retrouve à Pont-Rousseau et professeur d’anglais à Pont-Château où les séminaristes sma sont jumelés avec les Montfortains.


Le Pasteur en Côte d’Ivoire 1970-1973
Cet intermède de trois années va lui permettre de retrouver l’Afrique et la paroisse où il sera nommé vicaire de St Michel d’Adjamé à Abidjan avec la responsabilité de la station d’Anono en brousse. Mais il éprouve des difficultés « J’avoue que je ne m’adapte pas très bien » écrit- il. Il voudrait se rapprocher de sa maman à Brest.

La Bretagne 1973-1978 et Rezé 1980-1983
Le Conseil Provincial donne son accord pour ce changement. Il est professeur d’anglais au collège Charles de Foucault à Brest. Tout se passe bien jusqu’en 1978 où il « en vient à souhaiter
ne pas être gardé pour la rentrée de septembre ». Il va pouvoir s’occuper à temps plein de sa
maman et rendre bénévolement des services à la paroisse ; voilà pourquoi il se dit lui-même chômeur. En 1980, Sa maman meurt ; il est nommé supérieur de la communauté de Rezé. Il y reste 3 années.


L’Afrique du Sud 1983 -1998
Son séjour va se faire en deux épisodes coupés par un séjour de trois ans à Rome.
Il y part en 1983 pour régler une succession familiale (un de ses frères y est décédé). Officiellement, il est aumônier des francophones. En même temps, il dessert 5 lieux de culte. En 85-86, il fait l’AFM à Paris et retourne à Cape Town où il est nommé vicaire à la cathédrale. Entre 86 et 89, plusieurs nominations lui seront faites, en des paroisses différentes, sans explication… Et en 1989, il est à Rome, secrétaire francophone au généralat. Mais il revient en Afrique du Sud dès 1992 où il se remet à la pastorale. Il y reste jusqu’en 1998.


1998-2018 Nice et Montferrier
Le diocèse de Nice l’accueille à son retour où il sera successivement chapelain, prêtre
coopérateur, aumônier de religieuses. Il a quelques difficultés à entrer dans l’esprit des
« paroisses nouvelles » et à travailler en équipe. Et puis l’âge se fait sentir. Il accepte de rejoindre l’Ehpad des Missions Africaines à Montferrier en 2011. C’est là que s’arrête sa route
au milieu de nous. Il décède le 11 novembre 2018 à l’âge de 89 ans.

Extraits de l’homélie de ses funérailles à Montferrier le 14 novembre.

Sa foi n’était pas l’héritage culturel Breton mais un choix affirmé à la personne du Christ qui ne l’a jamais déçu. Il était l’ouvrier qui ne réclame aucun dû même lorsqu’un de ses Evêques ne le rémunérait pas d’où son expression favorite pour dire qu’il était « chômeur » car le chômeur ne perçoit aucun salaire.
Jésus le reçoit comme un don du Père avec aussi les limites de son humanité. Jésus dit clairement
« ceux qui me sont donnés, je ne les mettrai pas dehors. » Jésus n’a jamais repoussé qui que ce soit et lorsque son interlocuteur semble à l’opposé de son message il ne le rabroue pas comme c’est souvent notre tentation mais il lui dit : « tu n’es pas loin du royaume ».
Nos limites ne nous éloignent pas de Dieu mais elles nous permettent d’avancer sachant qu’elles
ne seront pas un obstacle à l’accueil de Jésus au jour de notre Résurrection.
« La volonté de mon Père, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés mais que je les
ressuscite tous au dernier jour. »
Que le Seigneur lui accorde donc ce qu’il a promis à son Père et à nous-mêmes. Qu’il donne à
Pierre notre frère la plénitude de sa vie. Amen.
Michel Cartatéguy, conseiller provincial