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Société des Missions Africaines

schimpff casimir né le 13 janvier 1838 à Altenstadt
dans le diocèse de Strasbourg, France
membre de la SMA en 1888
prêtre le 21 octobre 1860
décédé le 20 janvier 1920

Il entre aux Missions Africaines en 1887
1888-1890 Clermont et Egypte, professeur de dogme et de morale
1890-1896 Keer professeur
1896-1899 Lyon, professeur de morale
1900-1902 Egypte, professeur
1902-1907 Keer
1907-1920 Andlau

décédé à Andlau, France, le 20 janvier 1920,
à l’âge de 82 ans

Le père Casimir Schimpff (1838 - 1920)

A Andlau, en Alsace, le 20 janvier 1920, retour à Dieu du père Casimir Schimpff, un de nos grands aînés, à l'âge de 82 ans.

Casimir Schimpff naquit à Altenstatt (Bas-Rhin), dans le diocèse de Strasbourg, le 13 janvier 1838. Il fit sa théologie au séminaire colonial à Paris et fut ordonné prêtre en 1860. Après avoir cherché sa voie comme missionnaire au Zanzibar et à la Réunion, puis comme curé en Alsace où il était revenu pour raison de santé, enfin comme aspirant jésuite de la Province de Toulouse, il vint en 1887 mettre à la disposition du père Planque toute son énergie, sa vigueur de corps et d'esprit.

Le missionnaire de 50 ans devint vite l'homme de confiance du père Planque. En mai 1888, il est envoyé à Bugedo, en Espagne, pour essayer de voir un peu clair dans ce qui s'y passe. En septembre, il revint à Lyon comme professeur de dogme. A la fin de l'année 1889, il partait en Egypte où il était chargé d'assurer à peu près tous les cours, dans le séminaire qui s'ouvrait à Mahalla, comme "succursale" de celui de Lyon.

Puis c'est Richelieu et Keer qui bénéficièrent de sa longue expérience. En 1896, il était de nouveau à Lyon comme professeur de morale. En 1899, il est chargé par le père Planque des jeunes prêtres envoyés à Cork afin de se perfectionner en anglais. Keer le reprend en 1902. En 1907, il est délégué à l'assemblée générale et, en 1909, il est nommé à Andlau où il reste jusqu'à sa mort. Au cours de ses dernières années, malgré son extrême faiblesse, il était "d'une terrible maigreur", il se faisait lever régulièrement, mangeant juste assez pour ne pas mourir, priait beaucoup, s'efforçait de dire son bréviaire, lisait et écrivait le plus possible. Il put dire la messe jusqu'à trois mois avant sa mort.

Homme austère, à l'extérieur sévère, le père Schimpff fut un "parfait obéissant", un modèle de régularité, un "théologien sûr, aussi modeste que savant", un directeur spirituel "perspicace, sage et qui faisait autorité".