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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

choimet victor né le 4 février 1886 à Vertou (Loire Atlantique)
dans le diocèse de Nantes, France
membre de la SMA le 6 novembre 1910
prêtre le 14 juillet 1912
décédé le 24 janvier 1977

1912-1926 Pont-Rousseau, professeur
1926-1927 Chanly (Belgique)
1927-1974 Pont-Rousseau (professeur
1974-1977 La Limouzinière (Loire-Atlantique

décédé à La Limouzinière, France, le 24 janvier 1977,
à l'âge de 91 an


Le Père Victor CHOIMET (1886 - 1977)

Victor Choimet naît le 4 février 1886 à Vertou, dans le diocèse de Nantes. Il fréquente l'école communale de Vertou. Pendant trois ans, il fait ses études au petit séminaire des Missions Africaines de Rezé puis, successivement, au séminaire de Clermont-Ferrand et de Cadier-en-Keer, en Hollande. Le 15 septembre 1904, il est envoyé au Caire pour sa rhétorique. Le 21 septembre 1905, il regagne le grand séminaire des Missions Africaines à Lyon pour la philosophie.

D'octobre 1907 à juillet 1909, il fait son service militaire dans la Meuse, puis revient à Lyon pour achever ses études de théologie. Il devient membre des Missions Africaines le 6 novembre 1910, et il est ordonné prêtre le 14 juillet 1912.

Il est nommé au petit séminaire de Pont-Rousseau, et commence une longue carrière de professeur, sans grades académiques ! Comme beaucoup de prêtres, Victor est mobilisé pendant la guerre 1914-1918. Il est démobilisé le 3 avril 1919. Le 7 juillet 1920, le père Victor Choimet est nommé pour le Dahomey, mais son état de santé et la mort d'un professeur bouleversent le projet. Il continue à Pont-Rousseau.

En octobre 1926, le père Victor Choimet est envoyé au noviciat de Chanly, en Belgique, pour l'animation des 76 aspirants venus de Hollande, d'Angleterre, de France et d'Italie. Il donne des conférences religieuses et aide à l'accompagnement spirituel des jeunes. Malheureusement, il tombe vite malade et se trouve complètement démoralisé. C’est pourquoi, en 1927, il retourne à Pont-Rousseau. Là, il retrouve la santé et enseigne l'histoire et la géographie aux élèves de 6e, 5e, 4e. Le 2 février 1932, le père est nommé économe du petit séminaire. Il assure cette fonction durant de longues années, en particulier pendant les années difficiles de la guerre 1939-1945. Les Allemands occupent le séminaire. Deux fois de suite, il faut trouver refuge en pleine ville de Nantes, rue du Ballet, ainsi qu’à La Foucaudière et à La Colaissière, dans le Maine-et-Loire. On devine les tracas des réinstallations et les difficultés de ravitaillement pour l'économe !

Le 19 septembre 1945, il est libéré de cette charge de l'économat, remplacé par le père Marzin. Le père accueille la nouvelle avec un certain plaisir. Déchargé des soucis matériels, il se consacre à la direction spirituelle des petits, en assurant quelques cours de religion et un peu de ministère paroissial dans quelques paroisses.

En 1954, à 68 ans, le Père ne peut plus assurer de cours, mais il reste au séminaire et rend de nombreux services selon son état de santé.

Le 22 juin 1972, à l'âge de 86 ans, il fête ses noces de diamant sacerdotales. Il est entouré du père Falcon, provincial, de monseigneur Etrillard, ancien évêque de Gagnoa et d'une trentaine de missionnaires en congé.

En mai 1974, il est hospitalisé à l'hôpital Saint Jacques de Nantes. De retour, ne pouvant plus rester au séminaire - il a 88 ans - on lui trouve une maison de retraite desservie par des sœurs, à La Limouzinière (30 kilomètres au sud de Nantes). Le moral est bon : il se plaît dans cette maison où les Sœurs sont aux petits soins pour lui.

Le 25 janvier 1976, des confrères du Conseil provincial l'entourent pour célébrer ses 90 ans. Le 28 juillet 1976, dans sa dernière lettre, il écrit : je suis africain, et je fais de l'apostolat à ma manière, par mes misères. Il souffre, mais il a toute sa tête. Le 8 août, à plusieurs pères venus lui rendre visite, il déclare : Je suis prêt à paraître devant Dieu. Début 1977, il ne célèbre plus la messe, ne prie plus son bréviaire. La sœur qui le soigne est inquiète à son sujet. De fait, il décède peu après, le 24 janvier 1977, à La Limouzinière, après avoir passé toute sa vie sacerdotale à l'instruction et à l'éducation de nombreux missionnaires.