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Société des Missions Africaines –Province de Lyon

Thibault Henri né le 9 novembre 1886 à Saint-Hilaire du Bois
dans le diocèse de Nantes, France
membre de la SMA le 24 novembre 1907
prêtre le 9 juillet 1911
décédé le 4 février 1939

1911-1926 Pont-Rousseau, professeur
1914-1918, mobilisé
1926-1939 missionnaire en Egypte
Zeitoun, Benha

décédé à Benha, Egypte, le 4 février 1939,
à l'âge de 52 ans

 


Le père Henri THIBAUD (1886 - 1939)

Le 4 février 1939, à Benha (Egypte), retour à Dieu du père Henri Thibaud, à l'âge de 52 ans.

Né à Saint-Hilaire du Bois, près de Clisson (Loire-Atlantique) dans le diocèse de Nantes, le 9 novembre 1886, Henri Thibaud commença ses études secondaires à Chauvé et aux Couëts, dans son diocèse, et arriva à Richelieu en 1902. Entré à Lyon en 1904, il fit le serment en 1907 et fut ordonné prêtre en 1911.

Nommé à Pont-Rousseau, il fut mobilisé en 1914, mais après la guerre il revint aux Naudières où il fut professeur et recruteur. Par sa grande bonté et sa grande simplicité, il sut amener de nombreuses vocations.

En 1926, le père Thibaud était nommé au vicariat apostolique du Delta du Nil. D'abord missionnaire à Zeitoun, en 1934, il fut chargé de la paroisse de Benha, ville de 30000 âmes, dont un millier d'orthodoxes et 70 catholiques. "Je vis seul ici, écrit-il, seul avec Dieu seul. A 50 ans, j'ai commencé l'étude de l'arabe et je continue à travailler dur et ferme cette langue si difficile, et j'espère dans 18 mois, c'est-à-dire après 3 ans de travail sérieux, arriver à parler et à confesser. L'apostolat, me direz-vous? La prière, l'exemple, l'immolation. Des conversions? Il faut semer et pour semer, ne faut-il pas souffrir? Mais je vous avoue que la présence de Notre Seigneur dans son tabernacle, son immolation mystique chaque matin préparent l'avenir..."

Très pieux et zélé, le père Thibaud avait un grand esprit d'humilité. Tout le long de ses journées, "il semait des Ave": on ne le rencontrait jamais sans le chapelet à la main. Très aimé de ses paroissiens, il les visitait souvent. D'une soumission admirable à son évêque, il se mettait en quatre pour développer les œuvres de la Propagation de la Foi, de Saint-Pierre Apôtre et de la Sainte-Enfance.

De constitution plutôt faible, le père Thibaud n'avait cependant jamais été sérieusement malade. Il attribuait cette résistance physique au régime assez austère qu'il suivait fidèlement et à la régularité de sa vie quotidienne. Fatigué depuis le 18 janvier, il mourut pieusement à Benha, le samedi matin 4 février. Benha ne possédant pas de cimetière catholique, le corps du père Thibaud fut inhumé au Caire.

Le souvenir du cher père Thibaud restera longtemps parmi les confrères qui l'ont vu à l'œuvre, et parmi les âmes qui reçurent de lui lumière et courage.