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Société des Missions Africaines –Province de Strasbourg

Kurz Frederic né le 28 août 1903 à Masevauw
dans le diocèse de Strasbourg, France
membre de la SMA le 27 juillet 1930
prêtre le 6 janvier 1935
décédé le 18 février 1966

1935-1946 Saint-Pierre, économe
curé de Saint-Pierre à partir de 1943
1946-1966 Niederbronn-les-Bains, aumônier de l’orphelinat

décédé à Strasbourg, France, le 18 février 1966,
à l'âge de 63 ans

Le père Frédéric KURZ (1903 - 1966)

Frédéric Kurz est né le 28 août 1903, à Masevaux, petite ville de l’arrondissement de Thann, au diocèse de Strasbourg. Après ses études primaires, il était entré comme ouvrier dans une fonderie et, pendant plusieurs années, il exerça le dur métier des forges.

Mais il entendit l’appel de Dieu qui le conviait au sacerdoce et, malgré bien des obstacles, âgé déjà de 22 ans, il alla commencer ses études secondaires à l’école apostolique de Saint-Priest, l’ancienne maison de campagne du séminaire de Lyon, destinée alors à la formation des futurs missionnaires. Il étudia trois ans dans cette école, fit ensuite deux ans de noviciat et de philosophie à Chanly et quatre années de théologie au séminaire de Lyon. Entré dans la Société par le serment le 27 juillet 1930, il fut ordonné prêtre à Lyon le 6 janvier 1935.

De 1935 à 1946, mise à part l’année de mobilisation 1939-1940, il résida à Saint-Pierre, y exerçant notamment la charge d’économe de notre maison et ensuite, à partir de 1943, celle de curé de la paroisse.

Au mois d’août 1946, il devint aumônier des Sœurs du Très-Saint Sauveur, au couvent Saint-Joseph de Niederbronn. La maison Saint-Joseph comptait presque une centaine de Religieuses, surtout des Sœurs âgées qui avaient été longtemps au service des malades dans les cliniques. Avec un grand dévouement, le Père se dépensa sans compter pour leur assurer tous les secours spirituels de son ministère sacerdotal. Il donnait aussi l’instruction religieuse aux enfants d’un orphelinat annexé au couvent et l’on rapporte que, toujours, ses catéchismes étaient dûment et soigneusement préparés. De plus, il était très disponible pour rendre service comme confesseur et prédicateur, lorsque souvent, des curés des environs faisaient appel à lui pour leurs fêtes paroissiales.

Les Sœurs ont témoigné que, durant les 20 ans que le Père passa à Niederbronn, il fut pour elles un bon Père dans le sens plénier du mot. Elles ont noté sa bonté souriante, sa simplicité, sa grande piété. Elles ont marqué qu’il savait se mettre à la place des âmes qui souffrent, qu’il savait encourager les âmes timorées et angoissées, qu’il avait le don de sympathiser avec tout le monde, et surtout avec les plus pauvres.

Cependant sa santé était fragile. Durant de nombreuses années, il fut malade et longtemps il avait caché ses infirmités, restant fidèle à ses obligations, sans jamais interrompre son travail. Mais dans la nuit du 11 octobre 1965, il eut un grand malaise. Le docteur alerté constata un œdème pulmonaire. Le Père dut garder le lit pendant de longues semaines. Il y eut une amélioration qui lui permit de reprendre ses visites aux malades, ce qui fut pour lui, comme pour ses malades, une grande consolation. Malheureu¬sement, cette amélioration fut de courte durée. Le 8 février 1966, le Père fut hospitalisé à la clinique Sainte-Odile à Strasbourg. Un espoir de guérison semblait encore permis lorsque, le 18 février, surpris tout à coup par un malaise, le Père succomba à une embolie foudroyante.

Les Sœurs âgées et malades furent très peinées du départ si rapide et si inattendu de leur bon Père si dévoué. Le Père Schahl, à cette époque aumônier à la maison Sainte-Marie, située comme le couvent Saint-Joseph à Niederbronn, écrivait qu’il avait eu le bonheur de bien connaître le Père Kurz depuis 1963, il ajoutait : Il était merveilleux... Chez les Sœurs âgées, il était le représentant de Jésus sur terre, et elles ne cessent de le pleurer... Et moi, j’ai perdu un très cher confrère, qui est certainement un saint au Ciel.