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Société des Missions Africaines – Province de Lyon

Colson Joseph né le 10 avril 1920 à Lignières-Roy (Belgique)
dans le diocèse de Namur
membre de la SMA le 20 juillet 1943
prêtre le 24 février 1947
décédé le 18 février 2006

1947-1949 Ave, professeur
1949-1954 Tabou, Côte d'Ivoire, vicaire
1954-1956 Kisanji, RD Congo, vicaire
1956-1971 Kahemba, RD Congo, directeur d'école
1971-1982 Lyon 150, responsable de l'imprimerie
1982-1988 Lyon 150, entretien de la maison
1988-2006 Montferrier, retiré

décédé à Montferrier-sur-Lez, France, le 18 février 2006
à l’âge de 85 ans

Le père Joseph COLSON (1920 - 2006)

Joseph Colson est né à Lignières-Roy, au diocèse de Namur, en Belgique, le 10 avril 1920, de parents agriculteurs. En 1935, il entre au petit séminaire des Missions Africaines à Ave. De 1941 à 1943, il fait sa philosophie et son noviciat dans la maison de Chanly. C’est là, aussi, qu’il commence sa théologie, pendant la guerre, avec les moines bénédictins de Clairvaux, de 1943 à 1945. Puis, il rejoint le grand séminaire de Lyon pour y achever ses études. Il y est ordonné prêtre le 24 février 1947.

En juin 1947, il est nommé au séminaire de Ave comme économe ; il y reste deux ans. C’est en août 1949 qu’il reçoit sa nomination pour le vicariat apostolique de Sassandra, en Côte d’Ivoire. Là, monseigneur Kirmann le nomme à Tabou, vicaire du père Cossé. Pendant 5 ans, il arpentera la brousse de cette vaste paroisse, séjournant dans les villages. Homme de devoir, proche des humbles, il aura la joie de voir naître plusieurs communautés chrétiennes dans les villages proches de la frontière du Libéria, notamment dans le grand village de Podoué.

En 1954, le Conseil provincial le nomme pour le vaste Congo, au diocèse de Kikwit. Il est d’abord pendant deux ans vicaire à Kisanji, pendant deux ans. Puis, il devient directeur de l’école artisanale de Kahemba. Dans cette école où l’on apprenait la menuiserie, ses dons pour le travail manuel font merveille. Il lance une section d’apprentissage de la sculpture, et encourage la création d’un art chrétien traditionnel. C’est lui qui a l’initiative de la célèbre crèche tchokwé, qui se trouve au musée des Missions Africaines de Lyon. En 1963 il quitte la responsabilité de l’école artisanale pour devenir, à plein temps, vicaire de la paroisse de Kahemba. Aimant le travail bien fait, patient et fraternel envers les ouvriers, il rend de grands services, à la mission et à la population, dans le domaine des constructions. On lui doit de nombreuses écoles et les bâtiments de la mission de Shamusenga. De relation facile et détendue, il était très estimé de ses confrères.

En 1971, à cause de sa santé éprouvée, il accepte, volontiers, de revenir en France et de prendre la direction de l’imprimerie du "150". Il y restera 11 ans, exerçant sa responsabilité à sa manière : discrète, efficace et pleine de délicatesse pour ses confrères. A partir de 1973, il doit lutter contre une hypertension artérielle qui le menacera tout le reste de sa vie.

En 1982 il quitte la responsabilité de l’imprimerie, et met ses talents manuels pour l’entretien des bâtiments du "150", tout en donnant des coups de main à la procure et en faisant du ministère dans une clinique de la ville, puis auprès d’une communauté de religieuses. Rien ne lui échappe de tout ce qui est défaillant dans la maison et nécessite son intervention. Dans tout le bâtiment, il devenait nécessaire de faire des faux plafonds. Après avoir pris conseil auprès de professionnels, Joseph se lance, seul, dans cette entreprise avec une grande compétence. A Paris, on fera même appel à lui pour les plafonds de la maison provinciale. En 1984, le Père provincial lui écrit : Le Conseil provincial tient à vous féliciter du travail déjà accompli et qui fait l’admiration de tous. Pendant une période, l’appel du grand large se fait encore entendre : cette même année, il demande à apprendre l’espagnol, pour partir en Argentine aider la jeune Fondation sma. Mais après quelques mois de réflexion, il doit se rendre à l’évidence : sa santé ne lui permet pas de repartir.

En 1988, le Conseil provincial lui demande de rejoindre la maison de retraite de Montferrier. Aussitôt, dans cette maison, il s’adonne aux travaux manuels pour aménager l’environnement : on lui doit, entre autres, la plantation des arbres de la vallée de Soukkôt. En 1992, il écrit : Il y aura 4 ans et quelques mois que je suis arrivé dans cette maison. Pas de chômage, pas d’ennui, mais toujours occupé utilement. Cela me plaît, même quand on me demande des choses impossibles. Il y a un défi : trouver le truc, les moyens de réaliser des choses que je n’ai jamais faites.

A partir du moment où il ne lui a plus été possible d’avoir une activité manuelle, il a commencé à perdre le moral. Peu à peu, sa santé se dégrade, et ses artères font problème. Il subit une chirurgie pour refaire une artère, et ne s’en remettra pas vraiment. Sa santé décline de plus en plus. Le samedi 18 février 2006, au matin, il se montre capable de suivre une conversation avant la cérémonie des obsèques de son ami, le frère François-Marie Floch avec lequel il avait collaboré de longues années à l’imprimerie du 150. C’est après cette célébration qu’il s’éteint à l’âge de 86 ans.