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Société des Missions Africaines – Province de Strasbourg

Brediger Georges né le 26 juin 1876 à Forbach
dans le diocèse de Metz, France
membre de la SMA le 24 septembre 1896
prêtre le 16 juin 1899
décédé le 20 février 1947

1899-1906 missionnaire au Bénin
1917-1919 Chanly, professeur et supérieur des Frères
1919-1927 fondateur et supérieur des maisons d'Alsace
1927-1946 provincial de la Province de Strasbourg
1946-1947 Rome, conseiller général

décédé à Strasbourg, France, le 20 février 1947,
à l’âge de 71 ans

Le père Georges BRÉDIGER (1876 - 1947)

Le 20 février 1947, à Strasbourg, retour à Dieu du père Georges Brédiger, conseiller général, fondateur de toutes les maisons de la Société en Alsace-Lorraine, Suisse et Pologne et premier supérieur provincial de l'Est, à l'âge de 71 ans.

Né à Forbach, en Moselle, dans le diocèse de Metz, en 1876, Georges Brédiger fit ses études à Bitch et à Montigny. Entré aux Missions Africaines en 1895, il fait le serment l'année suivante et est ordonné prêtre le 16 juillet 1899. Missionnaire au Bénin jusqu'en 1907, il devenait professeur à Chanly. Chargé plus spécialement de la formation des frères à partir de 1911, le père Brédiger resta à Chanly jusqu'en 1919. Au cours de ces 18 ans, il prenait de temps en temps le chemin de sa terre natale pour y faire connaître la Société et s'assurer des amis et bienfaiteurs.

En 1919, le père Brédiger était chargé d'introduire, d'une façon stable, la Société en Alsace-Lorraine. Ce furent alors les fondations, tour à tour Andlau, Saint-Pierre, Bischwiller, Vigneulles, Haguenau, puis Niñino en Pologne et Fribourg en Suisse.

Les œuvres de la Société, grâce à Dieu et au savoir-faire et au dévouement du père Brédiger, secondé par des hommes tels que le père Sitzmann, prospérèrent si bien que le 10 janvier 1927, la province d'Alsace-Lorraine était érigée, et le père Brédiger nommé provincial. Il dirigea la province pendant 20 ans. En 1946, il renonce à une nouvelle réélection et mettra désormais son expérience au service du père général dont il devient le conseiller.

Ce qui frappait le plus en lui, c'était sa volonté tenace. Cette volonté, il l'a bien montré lors de ses diverses fondations et aussi lors de l'occupation. La formation de la volonté constituait une place importante dans sa pédagogie. C'est cette volonté servie par une santé à toute épreuve, par une capacité de travail incroyable, basée sur une piété vraie et profonde, qui explique le succès de son œuvre.

Il a fait de sa vie un service continuel et désintéressé de Dieu, de l'Eglise, de la Société et des Missions. Homme de Dieu, on pouvait le voir fréquemment à la chapelle et tous les matins, il y était deux heures avant la messe.

Son cœur, il l'avait laissé en cette chère Afrique qu'il avait dû quitter par obéissance en 1907, et où il demanda à retourner en 1946. Tous ses travaux et ses prières, sans parler des dons matériels, étaient dirigés vers elle. "Nous sommes fiers que ce père fût des nôtres, et nous serons fidèles à sa mémoire, pour que ne soient pas perdus, pour nous, le fruit de son exemple, et pour nos chers Noirs, le fruit de son magnifique labeur."